Vendredi, 14h. J’arrive
au kiosque. Au loin, je vois Michèle qui
jase avec un potentiel client. Je m’installe
dans son dos et quand la conversation se termine, je mets ma main sur son
épaule. Oh la face qu’elle a fait :
«Maudit que t’as pas d’allure!» C’est
exactement ce que je disais.
Vendredi, 21h : On s’en va chez Micheline et Richard pour
faire le débriefing habituel. Au menu :
verres de vin et sacs de chips. Que
demander de mieux? Avec Denis, Michèle,
Daniel, Denise, Camil, Richard et Micheline, on rigole et on jase. Mon Dieu que c’est agréable. Mon Dieu que je me sens privilégiée de faire
partie de cette gang-là.
Samedi, 0h30 : J’arrive à mon hôtel. Si je m’étais annoncée, j’aurais pu coucher
chez Micheline et Richard. Mais comme je
voulais faire une surprise à tout ce beau monde, je me suis rabattue sur une
chambre d’hôtel à Sainte-Fouâ.
Samedi, 10h : Dans ma tête, quand j’avais fait mon organisation
du temps, je couchais à Québec et je reprenais la route samedi matin pour la
métropole. Mais devant le fun que j’avais
eu la veille, j’ai décidé de retourner offrir mes services bénévoles. En me disant que je pourrais partir vers 19h
et rentrer à Montréal en fin de journée.
Samedi, 19h : Je suis en train de me dire que c’est l’heure
de partir quand Camil vient vers moi : «Tu viens prendre un verre de vin
après, chez Micheline?» Je lui ai fait
un grand sourire : «Oui, bien sûr.»
Quin, les résolutions. Bon, ok, j’admets que je ne me suis pas fait
tordre le bras ben ben fort.
Samedi 21h30 : On arrive chez Micheline et Richard, on
s’installe au sous-sol, on se prend un verre de vin et on mange des chips. On fait le bilan de la journée et on commence
à raconter des niaiseries. Dans le genre
niaiseux, croyez-moi, Denis Drouin n’a pas son pareil. Une espèce de bombe. Même pas à retardement, non, non. Une vraie bombe. Explosée en permanence. Ça lui a pris à peu près vingt minutes pour
raconter une histoire sans intérêt, mais il était tellement déchainé qu’on en
avait mal aux côtes à rire, à rire, à rire.
Tu parles d’un fou furieux!... Daniel
en rajoute, Camil aussi. On a vraiment
mal partout à force de rire. Qui a dit
que le rire était thérapeutique?
Tellement.
Samedi 23h30 : Je quitte alors que tous les autres se
dirigent vers leur Safari Condo respectif, garés en ligne dans l’entrée de
garage. Il y en a 5 en ligne, c’est
impressionnant. Je reviens à mon hôtel
en me disant que cette gang-là, c’est mes amis.
Et que, si j’accepte de dire que je n’ai pas d’allure des fois, je trouve
que je viens de trouver chaussure à mon pied.
Tu as tellement raison Julie, j'en parlais dernièrement de cette fraternité et folie qui se crée quand on est dans cette gang...ha que je vais m'ennuyer de tout ça quand je n,aurai plus le mien...
RépondreSupprimerJe voulais ajouter que j'aurais fait la même chose si j'avais été au Québec...
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