…Ben je suis allée travailler ailleurs.
Je suis allée me perdre le long des Mille-Iles, aux Zétats
et en Nontario. J’y étais passée l’an
dernier, au retour de la côte est, et j’avais trouvé ça ben beau. Je m’étais dit qu’il me fallait revenir. Ce
que j’ai fait en cette fin de semaine de la fête du travail.
Joli camping
Parce que je me suis décidée un peu à la dernière minute,
j’ai eu un peu de mal à trouver un camping pour 4 soirs. Et je n’avais pas
envie de me retrouver dans un KOA avec les familles… Alors, je suis un peu en retrait de l’action,
mais ça fait tout à fait mon affaire. Je
suis tout au bout des mille iles, tout près du lac Ontario, à Cape Vincent, du
bord américain. Un fort joli camping, le
long du fleuve, avec une cinquantaine de places. Comme il n’y a pas de plage,
une toute petite mini-descente pour les bateaux, pas de jeux pour les enfants, c’est assez
calme. Mais il y a tout plein de bébittes
qui se tiennent en nuage. Je ne vous dis
pas ce qu’il est rentré dans le camion! Une armée, au moins. J’ai fait aller ma raquette à bébittes
électriques et je vous ai éliminé ça, moi, avec un plaisir malsain.
C’est toujours beau, un coucher de soleil. Mais quand c’est
sur un plan d’eau, messembre que c’est encore plus beau.
Le Canada
Tout juste de l’autre côté, là, là. Ça se nagerait. C’est tellement proche que mon cellulaire
fonctionne avec les ondes de Rogers, mon fournisseur, qui a son antenne de
l’autre côté du fleuve. Ça fait mon
affaire. Mais je me disais que, pour un
passeur de drogue (ou d’autres choses tout autant illicites), ça serait
tellement facile… Je dois être
naïve. Mais un bateau amarré ici, puis
une toute petite traversée et un amarrage de l’autre côté… en 20 minutes c’est
réglé.
Incongruité
Je veux bien qu’on refuse la modernité par croyance. C’est le cas de la communauté amish. J’avais vu des Amish en Pennsylvanie, il y a
plusieurs années. Mais quelle ne fut pas ma surprise d’en croiser là, là, dans
le nord de l’état de New York, collé sur le Canada (c’est tout juste de l’autre
côté du fleuve). Bon, vous voulez
continuer à vous promener à cheval, à porter longs vêtements sombres et des
capines… pas de problème. Mais ne venez
pas magasiner au Wal Mart par exemple!!!
Et si vous y venez quand même, ramassez la crotte de votre cheval que
vous avez parqué dans le stationnement!
Travail
J’ai fini de (re)lire pour la 120e fois (au
moins) Les Belles-Sœurs, de
Tremblay. Tout ça parce que mon exemplaire tombe littéralement en ruines
(il est attaché avec des élastiques parce que les pages sont décollées) et que
la nouvelle édition n’a pas les mêmes pages que l’ancienne. Grrrrr.
M’énervent quand elles font ça, les maisons d’éditions. Se rendent pas compte que les profs, on
travaille avec une édition qu’on a annotée, racornie, post-itée… et que c’est
emmerdant de devoir recommencer parce que les maisons d’éditions ont décidé de
sauver un arbre? Pis en plus, dans leur
élan d’économie, elles réduisent les marges sur les côtés. Je les écris où, moi, mes commentaires et mes
notes de lecture s’il n’y a plus de place dans les marges. Bon.
Grrrr encore.
J’ai aussi relu Un
homme et son péché et j’ai fini de taper le résumé: une bonne douzaine de
pages bien tassées qui m’évitent d’avoir à toujours relire et relire. Parfois, le résumé est suffisant pour me
remettre dedans.
J’ai lu une bonne partie de Se former à la pédagogie de l’enseignement supérieur, nouvel
ouvrage qui sera utilisé dans mon cours à l’UQAM.
Pas tout à fait du
travail
Parce que c’est une fin de semaine de congé, j’ai aussi
terminé L’armée des ombres, de Joseph
Kessel. Roman sur la vie des résistants
pendant la Seconde Guerre mondiale.
Quelle vie ils ont menée, ces gens-là, pour empêcher la France de
sombrer.
J’ai lu Le vent en
parle encore, de Michel Jean. Roman acheté le 12 aout, dans le cadre de la
journée «J’achète un livre québécois».
Ça parle d’enfants autochtones arrachés à leur famille et à leur
communauté dans les années 1930 et envoyés dans des pensionnats; le
gouvernement canadien avait tout à fait l’intention de les assimiler. Lecture troublante. On n’est pas pendant une
guerre, ça ne se passe pas sur un autre continent. C’est chez nous, et il n’y a
pas si longtemps que ça, que ça s’est passé.
Après ces lectures joyeuses (et d’autres qui avaient
précédé), je me suis dit qu’un roman Harlequin s’imposait. Ça ne me demande aucun effort intellectuel, ça
se lit en 1h30, la baise est toujours extraordinaire la première fois, ça finit
toujours bien et je ne suis pas un meilleur être humain à la fin de ma
lecture. Reposant.
Visite en bateau
Parce que les Mille-Iles c’est dans le fleuve, ben, un tour
de bateau s’impose. J’ai fait ça en ce
beau lundi ensoleillé, à partir de Rockport, Ontario. C’est beau, l’eau. C’est beau, le soleil.
Même quand le bateau est (presque) rempli de
Chinois et de Français. Disons que c’est
un thème de l’été, ça.
Il y a 997 iles dans les Mille-Iles (y’a quelqu’un qui s’est
fourré dans le compte). Pour que ça soit
considéré comme une ile, ça prend trois conditions: 1-au moins un pied carré, 2-avec
un arbre et 3-que ça soit sorti de l’eau toute l’année. Alors, ça, c’est la plus petite ile des 997.
Et celle-là, chose étrange, est à moitié au Canada et aux États-Unis.
La grande ile, avec la maison, est au Canada.
De l’autre côté du pont, c’est les Zétats. C’est le plus petit pont international au
monde qu’a dit la voix enregistrée, dans le bateau.
(Note : la voix enregistrée – malgré un accent
francophone tout à fait francophone – a aussi dit, en parlant du riche Boldt
qui a fait construire un château sur une ile: «c’est à ce moment qu’il devena… » J’ai dit: «Quoi? Devena?
Quesséssa, cette conjugaison-là???»)
Un riche?
Je me cherche un mari riche riche riche. Parce que j’ai vu des maisons extraordinaires
en me baladant sur l’eau. Et c’est ben
clair qu’avec un salaire de prof, c’est pas comme ça que je vais pouvoir m’acheter
un chalet à 2 millions avec l’ile qui vient avec. Celle-là, c'est ma préférée.
Bon, j’ai aussi d'autres intérêts...
… mais je pourrais aussi ne pas faire ma difficile! En autant qu'il y ait une maison sur une ile...
Pis s'il ne peut pas m'offrir une maison sur une ile, je me contenterais aussi d'une chaloupe avec un moteur.
Visite dans une tour
Parce que la tour, elle permet de voir à 60 kilomètres à la
ronde. Bon, je suis sceptique. Mais elle permet de voir loin, en tout cas. Pis c’est ben beau.
J’aurais bien voulu faire quelques billets plus courts au
lieu d’un seul, plus long… mais la paix, ça veut aussi dire ne pas avoir
Internet au camping pendant 4 jours!
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Rêve ma belle Julie, ça ne coûte pas cher et ça procure du bonheur pour quelque temps.
RépondreSupprimerC'est de valeur qu'on ne reçoive plus de courriel nous disant que tu as publié un nouveau message sur ton blogue. Est-ce voulu?
Je n'ai aucune prise sur ce que Blogspot fait... C'est le site qui décide d'envoyer - ou non - les avis de messages... Des fois ça marche, des fois ça marche pas...
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