lundi 1 septembre 2014

Fête du travail?


…Ben je suis allée travailler ailleurs.

Je suis allée me perdre le long des Mille-Iles, aux Zétats et en Nontario.  J’y étais passée l’an dernier, au retour de la côte est, et j’avais trouvé ça ben beau.  Je m’étais dit qu’il me fallait revenir. Ce que j’ai fait en cette fin de semaine de la fête du travail.

Joli camping
Parce que je me suis décidée un peu à la dernière minute, j’ai eu un peu de mal à trouver un camping pour 4 soirs. Et je n’avais pas envie de me retrouver dans un KOA avec les familles…  Alors, je suis un peu en retrait de l’action, mais ça fait tout à fait mon affaire.  Je suis tout au bout des mille iles, tout près du lac Ontario, à Cape Vincent, du bord américain.  Un fort joli camping, le long du fleuve, avec une cinquantaine de places. Comme il n’y a pas de plage, une toute petite mini-descente pour les bateaux, pas de jeux pour les enfants, c’est assez calme.  Mais il y a tout plein de bébittes qui se tiennent en nuage.  Je ne vous dis pas ce qu’il est rentré dans le camion! Une armée, au moins.  J’ai fait aller ma raquette à bébittes électriques et je vous ai éliminé ça, moi, avec un plaisir malsain.


Coucher de soleil
C’est toujours beau, un coucher de soleil. Mais quand c’est sur un plan d’eau, messembre que c’est encore plus beau.

Le Canada
Tout juste de l’autre côté, là, là.  Ça se nagerait.  C’est tellement proche que mon cellulaire fonctionne avec les ondes de Rogers, mon fournisseur, qui a son antenne de l’autre côté du fleuve.  Ça fait mon affaire.  Mais je me disais que, pour un passeur de drogue (ou d’autres choses tout autant illicites), ça serait tellement facile…  Je dois être naïve.  Mais un bateau amarré ici, puis une toute petite traversée et un amarrage de l’autre côté… en 20 minutes c’est réglé.

Incongruité
Je veux bien qu’on refuse la modernité par croyance.  C’est le cas de la communauté amish.  J’avais vu des Amish en Pennsylvanie, il y a plusieurs années. Mais quelle ne fut pas ma surprise d’en croiser là, là, dans le nord de l’état de New York, collé sur le Canada (c’est tout juste de l’autre côté du fleuve).  Bon, vous voulez continuer à vous promener à cheval, à porter longs vêtements sombres et des capines… pas de problème.  Mais ne venez pas magasiner au Wal Mart par exemple!!!  Et si vous y venez quand même, ramassez la crotte de votre cheval que vous avez parqué dans le stationnement!



Travail
J’ai fini de (re)lire pour la 120e fois (au moins) Les Belles-Sœurs, de Tremblay.  Tout ça parce que  mon exemplaire tombe littéralement en ruines (il est attaché avec des élastiques parce que les pages sont décollées) et que la nouvelle édition n’a pas les mêmes pages que l’ancienne.  Grrrrr.  M’énervent quand elles font ça, les maisons d’éditions.  Se rendent pas compte que les profs, on travaille avec une édition qu’on a annotée, racornie, post-itée… et que c’est emmerdant de devoir recommencer parce que les maisons d’éditions ont décidé de sauver un arbre?  Pis en plus, dans leur élan d’économie, elles réduisent les marges sur les côtés.  Je les écris où, moi, mes commentaires et mes notes de lecture s’il n’y a plus de place dans les marges.  Bon.  Grrrr encore.
J’ai aussi relu Un homme et son péché et j’ai fini de taper le résumé: une bonne douzaine de pages bien tassées qui m’évitent d’avoir à toujours relire et relire.  Parfois, le résumé est suffisant pour me remettre dedans.
J’ai lu une bonne partie de Se former à la pédagogie de l’enseignement supérieur, nouvel ouvrage qui sera utilisé dans mon cours à l’UQAM.

Pas tout à fait du travail
Parce que c’est une fin de semaine de congé, j’ai aussi terminé L’armée des ombres, de Joseph Kessel.  Roman sur la vie des résistants pendant la Seconde Guerre mondiale.  Quelle vie ils ont menée, ces gens-là, pour empêcher la France de sombrer.
J’ai lu Le vent en parle encore, de Michel Jean. Roman acheté le 12 aout, dans le cadre de la journée «J’achète un livre québécois».  Ça parle d’enfants autochtones arrachés à leur famille et à leur communauté dans les années 1930 et envoyés dans des pensionnats; le gouvernement canadien avait tout à fait l’intention de les assimiler.  Lecture troublante. On n’est pas pendant une guerre, ça ne se passe pas sur un autre continent. C’est chez nous, et il n’y a pas si longtemps que ça, que ça s’est passé.
Après ces lectures joyeuses (et d’autres qui avaient précédé), je me suis dit qu’un roman Harlequin s’imposait.  Ça ne me demande aucun effort intellectuel, ça se lit en 1h30, la baise est toujours extraordinaire la première fois, ça finit toujours bien et je ne suis pas un meilleur être humain à la fin de ma lecture.  Reposant.

Visite en bateau
Parce que les Mille-Iles c’est dans le fleuve, ben, un tour de bateau s’impose.  J’ai fait ça en ce beau lundi ensoleillé, à partir de Rockport, Ontario.  C’est beau, l’eau.  C’est beau, le soleil.   

Même quand le bateau est (presque) rempli de Chinois et de Français.  Disons que c’est un thème de l’été, ça.
Il y a 997 iles dans les Mille-Iles (y’a quelqu’un qui s’est fourré dans le compte).  Pour que ça soit considéré comme une ile, ça prend trois conditions: 1-au moins un pied carré, 2-avec un arbre et 3-que ça soit sorti de l’eau toute l’année.  Alors, ça, c’est la plus petite ile des 997.


Et celle-là, chose étrange, est à moitié au Canada et aux États-Unis. La grande ile, avec la maison, est au Canada.  De l’autre côté du pont, c’est les Zétats.  C’est le plus petit pont international au monde qu’a dit la voix enregistrée, dans le bateau.


(Note : la voix enregistrée – malgré un accent francophone tout à fait francophone – a aussi dit, en parlant du riche Boldt qui a fait construire un château sur une ile: «c’est à ce moment qu’il devena… »  J’ai dit: «Quoi?  Devena?  Quesséssa, cette conjugaison-là???»)

Un riche?
Je me cherche un mari riche riche riche.  Parce que j’ai vu des maisons extraordinaires en me baladant sur l’eau.  Et c’est ben clair qu’avec un salaire de prof, c’est pas comme ça que je vais pouvoir m’acheter un chalet à 2 millions avec l’ile qui vient avec.   Celle-là, c'est ma préférée.


Bon, j’ai aussi d'autres intérêts...






… mais je pourrais aussi ne pas faire ma difficile! En autant qu'il y ait une maison sur une ile...



Pis s'il ne peut pas m'offrir une maison sur une ile, je me contenterais aussi d'une chaloupe avec un moteur.

 

Visite dans une tour
Parce que la tour, elle permet de voir à 60 kilomètres à la ronde.  Bon, je suis sceptique.  Mais elle permet de voir loin, en tout cas.  Pis c’est ben beau.


 J’aurais bien voulu faire quelques billets plus courts au lieu d’un seul, plus long… mais la paix, ça veut aussi dire ne pas avoir Internet au camping pendant 4 jours!

2 commentaires:

  1. Rêve ma belle Julie, ça ne coûte pas cher et ça procure du bonheur pour quelque temps.

    C'est de valeur qu'on ne reçoive plus de courriel nous disant que tu as publié un nouveau message sur ton blogue. Est-ce voulu?

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    1. Je n'ai aucune prise sur ce que Blogspot fait... C'est le site qui décide d'envoyer - ou non - les avis de messages... Des fois ça marche, des fois ça marche pas...

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