dimanche 15 septembre 2019

Complément d'information


J’ai vu sur Facebook (qui m’espionne) qu’il y avait une exposition sur les Canadiens dans le débarquement de Normandie au Musée canadien de la guerre à Tawa. Il n’en fallait pas plus pour que je décide d’aller voir ça, en ce dimanche du milieu de septembre.


Je commence en chialant: comment ça que les parcomètres, en face du musée, ne prennent pas plus que trois heures à la fois? Comment ça qu’il faut encore payer avec des pièces? Pis comment ça qu’on met tout plein d’argent pis qu’un moment donné, ça ne donne plus rien parce qu’on a atteint le maximum de trois heures? Oui, il y a un stationnement souterrain, mais quand on a un Azarius, on n’entre pas dans ce genre de stationnement: le plafond est trop bas. J’avais encore rien vu pis je trouvais que ça partait pas très bien.

Je continue en chialant: dans la section sur la Première Guerre mondiale, aucune vidéo ne fonctionne. On varge sur les pitons et il ne se passe rien. Ou bedon c’est même écrit dans le milieu de l’écran de la tévé qu’il n’y a pas de signal. J’en informe une jeune fille qui passe par là qui me répond: «Oui, on le sait, c’est comme ça depuis hier. On a placé un appel auprès des techniciens, mais ils ne travaillent pas la fin de semaine.» Quoi??? On parle ici d’un musée national que les gens visitent la fin de semaine et on est pas foutu d’avoir un technicien disponible sur appel pendant la fin de semaine??? Je soupire.

Je poursuis en chialant: ce que j’avais vu sur Facebook indiquait une exposition sur les Canadiens dans le débarquement. Bon, ben, faites pas le détour. C’est 8 affiches avec du texte pis des photos. J’ai juste rien appris. Pis c’était même pas intéressant.

Heureusement, il y a eu le reste. Où j’ai passé plus que les trois heures permises par mon parcomètre. Phoque pour le tiquette, que je me suis dit, un moment donné (rassurez-vous, la ville de Tawa n’a pas jugé bon d’envoyer des donneux de tiquettes en face du musée, en ce dimanche après-midi).

Ça commence avec une salle où il est question des guerres qui ont marqué le début de la colonie, salle que je n’ai pas fréquentée pour cause de manque de temps. Après ça, une grande salle où il est question des Canadiens dans la guerre des Boers (une guerre en Afrique du Sud, au début du XXe siècle) et dans la Première Guerre mondiale, à l’époque où le Canada n’était encore qu’une vulgaire colonie britannique. Avec des maquettes qui présentent les tranchées. C’est plus réaliste que quand je dessine ça au tableau.

 

Après, une autre salle consacrée à la Seconde Guerre mondiale, celle-là. Et la place des Canadiens dans cette horreur. Évidemment, on reparle du débarquement de Normandie, sur la plage qui porte le nom de code Juno. C’est un peu con, mais cette partie-là était plus intéressante que l’exposition «spéciale» dans l’entrée du musée. On a aussi présenté la boucherie de Dieppe du 19 aout 1942, qu’on a tendance à oublier. Il a aussi été question de la conscription que le Premier ministre Mackenzie King avait juré de ne jamais signer. Mettons. On sait comment ça s’est terminé, cette histoire-là.


Après la guerre, une autre, plus sournoise: la Guerre froide. Au début des années 50, le Canada a participé à la Guerre de Corée. Puis, à différentes missions des Casques bleus de l’ONU, une création du canadien Lester B. Pearson (on l’oublie trop souvent, et qui sera Premier ministre par la suite) pour régler le conflit du canal de Suez, en 1957. Il recevra d’ailleurs de prix Nobel de la paix pour avoir contribué à mettre sur pied les «Bérets bleus», à une époque où le casque était moins nécessaire…. Les militaires canadiens ont été déployés lors de différents conflits: Chypre, l’éclatement de la Yougoslavie (la Serbie et la Bosnie, notamment), l’Afghanistan, le Koweit, Haiti et, de sinistre mémoire, le Rwanda. C’était un Canadien, le général Roméo Dallaire, qui était à la tête du contingent de Casques bleus de l’ONU en 1994. Lisez sa biographie, J’ai serré la main du diable, si vous ne l’avez pas encore fait.

Et, pour finir la journée dans la capitale, un tour de train léger, inauguré hier! J’ai fait toutes les lignes de métro à Lille, toutes les lignes de tramway à Bordeaux, pourquoi ne pas faire les 12 stations de la ligne 1 d’Ottawa?



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