J’ai vu sur Facebook (qui m’espionne) qu’il y avait une
exposition sur les Canadiens dans le débarquement de Normandie au Musée
canadien de la guerre à Tawa. Il n’en fallait pas plus pour que je décide d’aller
voir ça, en ce dimanche du milieu de septembre.
Je commence en chialant: comment ça que les
parcomètres, en face du musée, ne prennent pas plus que trois heures à la fois?
Comment ça qu’il faut encore payer avec des pièces? Pis comment ça qu’on met tout
plein d’argent pis qu’un moment donné, ça ne donne plus rien parce qu’on a
atteint le maximum de trois heures? Oui, il y a un stationnement souterrain,
mais quand on a un Azarius, on n’entre pas dans ce genre de stationnement:
le plafond est trop bas. J’avais encore rien vu pis je trouvais que ça partait
pas très bien.
Je continue en chialant: dans la section sur la
Première Guerre mondiale, aucune vidéo ne fonctionne. On varge sur les pitons
et il ne se passe rien. Ou bedon c’est même écrit dans le milieu de l’écran de
la tévé qu’il n’y a pas de signal. J’en informe une jeune fille qui passe par
là qui me répond: «Oui, on le sait, c’est comme ça depuis hier. On
a placé un appel auprès des techniciens, mais ils ne travaillent pas la fin de
semaine.» Quoi??? On parle ici d’un musée national que les gens visitent
la fin de semaine et on est pas foutu d’avoir un technicien disponible sur
appel pendant la fin de semaine??? Je soupire.
Je poursuis en chialant: ce que j’avais vu sur Facebook
indiquait une exposition sur les Canadiens dans le débarquement. Bon, ben,
faites pas le détour. C’est 8 affiches avec du texte pis des photos. J’ai juste
rien appris. Pis c’était même pas intéressant.
Heureusement, il y a eu le reste. Où j’ai passé plus que
les trois heures permises par mon parcomètre. Phoque pour le tiquette, que je
me suis dit, un moment donné (rassurez-vous, la ville de Tawa n’a pas jugé bon
d’envoyer des donneux de tiquettes en face du musée, en ce dimanche
après-midi).
Ça commence avec une salle où il est question des guerres
qui ont marqué le début de la colonie, salle que je n’ai pas fréquentée pour
cause de manque de temps. Après ça, une grande salle où il est question des Canadiens
dans la guerre des Boers (une guerre en Afrique du Sud, au début du XXe
siècle) et dans la Première Guerre mondiale, à l’époque où le Canada n’était
encore qu’une vulgaire colonie britannique. Avec des maquettes qui présentent
les tranchées. C’est plus réaliste que quand je dessine ça au tableau.
Après, une autre salle consacrée à la Seconde Guerre
mondiale, celle-là. Et la place des Canadiens dans cette horreur. Évidemment,
on reparle du débarquement de Normandie, sur la plage qui porte le nom de code
Juno. C’est un peu con, mais cette partie-là était plus intéressante que l’exposition
«spéciale» dans l’entrée du musée. On a aussi présenté la boucherie de Dieppe
du 19 aout 1942, qu’on a tendance à oublier. Il a aussi été question de la
conscription que le Premier ministre Mackenzie King avait juré de ne jamais
signer. Mettons. On sait comment ça s’est terminé, cette histoire-là.
Après la guerre, une autre, plus sournoise: la Guerre froide.
Au début des années 50, le Canada a participé à la Guerre de Corée. Puis, à différentes missions des Casques bleus de l’ONU, une création du canadien Lester B.
Pearson (on l’oublie trop souvent, et qui sera Premier ministre par la suite) pour régler le conflit du canal de Suez, en
1957. Il recevra d’ailleurs de prix Nobel de la paix pour avoir contribué à
mettre sur pied les «Bérets bleus», à une époque où le casque était
moins nécessaire…. Les militaires canadiens ont été déployés lors de différents
conflits: Chypre, l’éclatement de la Yougoslavie (la Serbie et la Bosnie,
notamment), l’Afghanistan, le Koweit, Haiti et, de sinistre mémoire, le Rwanda.
C’était un Canadien, le général Roméo Dallaire, qui était à la tête du contingent
de Casques bleus de l’ONU en 1994. Lisez sa biographie, J’ai serré la main du diable, si vous
ne l’avez pas encore fait.
Et, pour finir la journée dans la capitale, un tour de
train léger, inauguré hier! J’ai fait toutes les lignes de métro à Lille,
toutes les lignes de tramway à Bordeaux, pourquoi ne pas faire les 12 stations
de la ligne 1 d’Ottawa?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire