C’est la température qu’il a fait dans la nuit de vendredi à samedi, alors que j’étais blottie dans les bras d’Azarius, dans l’entrée chez Michèle et Daniel, au finfoncreux de la Beauce. Pis vous savez quoi? J’ai jamais eu frette.
J’avais parti le chauffage en stationnant mon adorable Aza, en fin d’après-midi, après l’avoir récupéré à l’usine où on l’avait bichonné un peu (en échange de plusieurs centaines de dollars!) J’avais ouvert le lit et les draps pour qu’ils se réchauffent. Et je suis entrée chez mes amis. On a jasé, Michèle m’a montré ses photos de leur voyage dans les Alpes françaises et du voyage qu’elle a fait au Japon avec sa fille Dominique (bon, j’ai eu envie de sacrer mon camp drette là pour n’importe où...) pis on est allés souper au splendide resto L’Introuvable, à Vallée-Jonction. Entrée de rouleau de lapin et filet de bar comme plat principal. Magnifique. Avec un peu de vin (une bouteille à trois, on n’a vraiment pas exagéré!). Mais surtout avec beaucoup (beaucoup) de plaisir. Entre nous et avec Daniel (le chef propriétaire) et Frédéric (le serveur). Du genre à déconner un peu, ce qu’on est tout à fait capable de faire! J’aime ça, moi, trouver quelqu’un qui est capable de nous accoter dans nos gnaiseries. Exemples: je lui montre une photo du château de La Rivière, en disant «Tchèque la vue, avec la Dordogne au fond... », juste pour le rendre jaloux un peu. Pis là, il me dit, en m’attirant vers la porte qui mène à la terrasse: «viens voir, ça, c’est notre terrasse, pis en bas, c’est la rivière Chaudière! » Je l’ai trouvé très drôle. Pis Daniel qui lui répond, sans hésiter une seconde, que «c’était pas ben bon » pendant qu’il ramasse son assiette vide d’entrée. Pis Michèle qui dit qu’il y en avait beaucoup et que c’était pour ça qu’elle et moi, on n’avait pas tout mangé notre plat principal et Daniel qui en rajoute: « Ben je trouve pas qu’il y en avait beaucoup... » alors que son assiette est à peu près léchée...
Quelle jolie soirée qu’on a finie à Sinzanges à discuter d’avion, de catastrophes d’avion, de 737 Max, d’atterrissage à l’aéroport de Paro, au Bhoutan, où seule la compagnie Drukair est autorisée à atterrir parce que c’est un aéroport hyper difficile (donc quelques pilotes, triés sur le volet), d’accident de formule 1... On a vraiment des sujets étranges... C’est cette folie-là que j’aime de mes amis. Ces étranges sujets de conversation...
Azarius m’a prise dans ses bras, et j’ai dormi tout câlinée par mon homme. Pis si ça se trouve, j’ai quasiment eu trop chaud!
Samedi matin, je me suis réveillée à 7h30. Quoi??? Y’en n’est juste pas question. Je me suis revirée de bord pis je me suis rendormie. Je trouvais qu’à 9h45, c’était une heure plus décente pour me lever.
J’ai mangé des toasts aux cretons de Jean-Claude, on a encore jasé... On a mangé de la crème de poireaux pour diner... et il a bien fallu que je revienne en ville. Trois belles heures de char sur l’ennuyante 20, le soleil dans la face, à me dire qu’au lieu de corriger, je fais une maudite belle vie!
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