dimanche 19 janvier 2020

C'était pourtant simple

Je voulais un vol Montréal > Bordeaux et un autre vol Marseille > Montréal sur autre chose qu'Air Canada Rouge. Parce que Rouge, c'est la section "cheap" d'Air Canada et on est tassés comme des sardines là-dedans. Et vous savez que je suis trop quelqu'un pour voyager comme une sardine. Et depuis qu'Aeroplan a changé sa façon d'avoir des billets, c'est une merde que nous ne pouvez pas imaginer... Alors, je dois me rabattre sur le wagon à bestiaux.

Chaque fois que j'allais sur le site d'Air Canada, on me proposait un vol direct Montréal > Bordeaux sur Air Canada Rouge. Mais si je veux passer par Paris avec Air Canada ordinaire, vous me proposez quoi? Rien. Je suis "obligée" de faire un vol direct sur Rouge. Mais je ne veux pas. Trois heures de vol pour la Floride passeraient encore. Mais pas 7 pour la France. Que nenni. Passez-moi par Zurich, Amsterdam, Londres, Francfort, Munich, m'en fous! Mais je ne veux pas voyager sur Air Canada Rouge. C'est quoi qui n'est pas clair là-dedans?
Je voulais voyager sur Air Canada parce que l'été dernier, j'avais été obligée de voyager sur Rouge parce que les 737 MAX qui ne volent plus avaient créé une merde dans la gestion de l'utilisation des avions (ce que je pouvais très bien imaginer). Alors, pour me remercier d'avoir accepté de voyager sur Rouge (c'est pour ça que je sais que c'est le parc à bestiaux), Air Canada m'avait envoyé un coupon rabais de 15% applicable sur tout autre vol. Ben voyons donc! Et vous qui pensiez que c'était pour être simple? Y'a un bon paquet de vols qui ne sont pas accessibles aux rabais (???). Le seul qui l'était, c'était le vol direct sur Air Canada Rouge. Mais si vous me suivez, vous savez que je ne veux pas prendre ce vol-là. Pis chus pas forte en maths, mais quand le prix est de 1070$ et qu'une fois le rabais de 15% appliqué, ça descend à 1038$, j'ai comme l'impression de me faire fourrer.

Faque d'écœurement, je suis allée voir ailleurs. Je vais aller en France... sur Air France. En passant par Paris. Pour 1200$. Mais vous pensez que ça a été plus simple sur le site d'Air France? Point pantoute. Parce que ma carte de crédit expire en mai 2020, le site refusait le paiement parce que ma carte sera expirée quand je prendrai l'avion. Calvinisse. J'ai été obligée d'appeler chez Visa pour leur demander d'autoriser le paiement.

Pendant la première partie de mon séjour (dans la région bordelaise), ça me prend un char. Je vous ai déjà raconté que la location de char en France (et peut-être ailleurs) est une arnaque sans nom. Alors, sur le site de Avis.com, j'ai un tarif "nord-américain" tout en gossant sur un site qui ne parle qu'en anglais, même si je lui dis que je suis du Canada (le français n'existe pas au Canada, c'est connu...). On passe de 364$ (tarif annoncé sur le site) à 646$, une fois les taxes appliquées. C'est pas loin du simple au double. Encore une fois, gossage avec ma carte de crédit. Messemble qu'elle est bonne pareil, ma carte???
Je finis par faire ma première réservation: je prendrai la voiture à l'aéroport de Bordeaux et je la rapporterai... à l'aéroport de Bordeaux, même si je m'en vais dans la région de Biarritz. (moi qui me disais justement que je n'ai pas assez d'images de l'aéroport pour le film, je viens de me créer pas mal de chances d'en prendre!) J'irai porter mes affaires chez Fabien à Biarritz en char loué, je rapporterai ledit char loué à l'aéroport de Bordeaux et je retournerai dans le pays basque en train. J'aime ça, le train. Faque ça ne me dérange pas trop. Aussi ben... parce que ça sera la même affaire trois semaines plus tard: je remonterai à Bordeaux en train pour aller chercher une deuxième voiture de location et partir vers l'est. Au programme, deux visites de paroisse: une chez Manon (l'ancienne directrice technique du Château de La Rivière qui, tout en continuant à faire du vin dans un autre vignoble, aide son chum à faire des olives - et de l'huile d'olive -, des abricots, des cerises, des melons...; et une autre visite chez Gabrielle, la fille de mon amie Louise-Anne, qui vient de s'installer dans le Luberon pour faire un petit gite du passant que je vais aller inaugurer. C'est pour ça que je reprends l'avion à Marseille pour le retour.

Faque comme je sais que je vais rapporter la voiture la veille et coucher près de l'aéroport, j'essaie de réserver l'hôtel IBIS de l'aéroport de Marseille. Niet. Pas possible. Parce que ma carte de crédit va expirer en mai... blablabla. Mais mettons que la chambre d'hôtel, ça me stresse pas pantoute.

Départ le 14 juin. Arrivée à Paris le lendemain. Et de là, Bordeaux. Pour pas loin d'un mois. Faut que je le finisse, ce film-là. Pis j'ai plein d'autres raisons d'aller à Bordeaux: des amis, Bordeaux fête le vin, le Festival Confluents d'Arts au Château de La Rivière...
Trois semaines dans le Pays basque, dans la maison de Fabien. Avec le char de Fabien.
Et une semaine à arpenter le sud de la France, de l'ouest à l'est. Un petit stop à Carcassonne. Une visite à Manon. Une visite à Gabrielle.

Je suis déjà mûre pour des vacances, vous ne trouvez pas?

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