samedi 28 janvier 2012

Souvenirs, souvenirs

J'ai acheté, à Salt Lake City, une bébelle qui permet de transférer les diapos et les négatifs en photos .jpg sur l'ordi. Comme j'ai beaucoup fait de diapos dans ma jeunesse, je me disais que ça serait une façon de les voir plus souvent... Alors, hier soir, j'ai scanné les diapos de mon premier voyage en Europe, en 1988. Rassurez-vous: Paris n'a pas changé tant que ça. Mais les personnes qui m'accompagnaient par exemple... Mmmm...

C'était à l'été 1988 (du 22 juillet au 14 août - j'ai toutes sortes de raisons de m'en souvenir!). Départ pour Paris sur Air Transat, qui commençait, à l'époque. J'allais rejoindre les chanteurs du Choeur de l'UQAM (et le Choeur Laval) pour une tournée européenne. Oui, oui. On a chanté l'insupportable Gloria de Vivaldi à Notre-Dame de Paris, mais surtout le grandiose Requiem de Verdi au Dome Cathedral de Salzburg en Autriche.

Et, entre ces concerts, des visites. Organisées très librement (pas d'autobus de tournée, dieu merci!). Alors, avec Chantal et Anne-Marie, on avait loué une voiture qui nous avait permis de nous arrêter à Strasbourg, avant de mettre le cap sur l'Autriche. J'ai le souvenir d'avoir été malade comme un chien (même si un chien n'a jamais été malade comme ça) dans une aire de repos, le long de l'autoroute, avant Strasbourg. Je vous jure: si j'avais eu un peu plus de linge de rechange, j'aurais jeté celui dans lequel je m'étais répandue... Mais comme j'ai toujours essayé de voyager léger (même si je n'ai pas toujours réussi), j'ai été obligé de tout laver, le soir, dans le lavabo de notre chambre d'hôtel.

La séjour à Salzburg avait été féérique. Le concert nous avait énergisés comme c'était pas permis. Il faut dire que la ville est particulièrement belle, que la musique est partout... C'est là que j'ai découvert la célébrissime cantatrice Florence Foster-Jenkins, dont je fais découvrir la voix à tous ceux qui s'assoient dans ma voiture.

Après l'Autriche, on était allé à Lausanne, où le Choeur de Lausanne nous avait concocté une journée fabuleuse dans les montagnes, à Villars, pour fêter le 1er août, la fête nationale suisse. Une journée extraordinaire à regarder des défilés de vaches avec des sapins sur la tête, à manger de la raclette, à boire du vin, à jaser, à se promener au hasard, à profiter de la vie. En prime? Un feu d'artifices en soirée... et tous les autres bébés feux d'artifices qu'on a vus dans les montagnes où il y avait des villages. Un moment inoubliable.

Avec les filles, on a ensuite mis le cap sur les châteaux de la Loire. On dira ce qu'on voudra, un château, c'est toujours impressionnant. Mais j'y habiterais tellement pas... Je suis faite pour être riche, c'est connu. Mais je ne suis pas faite pour vivre dans des vieux châteaux, couvertes de vieilles tapestries... (J'haïs les tapestries...)

On a poursuivi: la Bretagne. On ne s'est pas rendues au bout: on s'est contenté des alignements de menhirs de Carnac, de quelques villes du sud, mais surtout de St-Malo (oh que j'ai aimé ça) et du Mont St-Michel. À ne pas visiter - ledit Mont - en plein mois d'août. Parce que rempli de touristes, il faut jouer du coude pour pouvoir avancer dans les petites rues qui montent au sommet, parce que tous les touristes s'arrêtent pour magasiner des cossins de touristes. Je me souviens d'une écoeurantite aigüe qui m'avait poussée à aller lire dans les jardins du monastère, tout en haut.

On avait fini le séjour à Paris. C'était ma découverte de la ville lumière, où je suis retournée à plusieurs reprises depuis. C'est une ville fascinante, Paris. Je me souviens m'être dit: "Bon, là, on va aller voir la Tour Eiffel, ça va être fait, on va pouvoir passer à d'autres choses." Et d'être restée la bouche ouverte devant la chose en trouvant ça tellement beau... Comme quoi, même des patentes à touristes peuvent être belles.

J'avais voulu rester en Europe jusqu'à la fin août, jusqu'à la rentrée universitaire (j'entamais la dernière année de mon bac), mais mon père m'avait fait une autre proposition: "Si tu rentres à la mi-août, tu pourrais m'accompagner dans un congrès en Australie..." J'étais revenue.

Aujourd'hui, 23 ans plus tard, je voudrais saluer mes premiers compagnons de voyage: Chantal et Anne-Marie, bien sûr, mais aussi Jean, Andrea, Jean-Rémi, Miklos (c'est quand même grâce à lui qu'on était parti), Henriette et son mari dont j'oublie le nom, les madames sopranos qui nous faisaient rire... et tous les amis de la Chorale! Merci d'avoir rendu si agréable ce premier séjour européen, le premier d'une longue lignée!

1 commentaire:

  1. Beau récit! Peux-tu me donner le nom de ta bébelle pour convertir les diapositives en fichier jpg ? Cela m'intéresse beaucoup.

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