J’ai diné chez Ottavio, sur le célébrissime boulevard St-Martin, dans le quatre-cinq-zéro. J’en profite pour travailler, à la suite de ma réunion de ce matin avec la sympathique Stéphanie, à Montmorency.
À côté de moi, des Lavallois. Un couple dans la jeune trentaine, leur fils Xavier, à peu près 4 ans, et la grand-mère (je ne peux pas dire si c’est la mère du père ou de la mère). Oh misère.
Le couple ne s’est à peu près pas parlé du diner. En chicane? Peut-être que oui… mais s’ils étaient en mode normal, je m’inquiète pour leur santé psychologique.
La grand-mère se mêle de tout. C’est pas une grand-mère, c’est une belle-mère.
Le Petit joue avec un genre de jeu vidéo. J’ai pas compris c’était quoi, mais je ne connais rien là-dedans. Je sais juste que le père n’a pas arrêté de le chicaner : «Arrête de jouer pis mange!» (Il faut juste pas apporter la bébelle au restaurant, d’abord); «Étire tes bras au maximum, je veux pas que tu regardes l’écran trop proche» (Il faut juste pas installer le Petit sur une table d’adulte dans un resto, comment voulez-vous qu’il soit confortablement assis, le Petit?); «Tiens-toi droit quand tu joues, qu’est-ce que je t’ai déjà dit?» (Relire mon commentaire précédent); «Si tu continues à jouer, je te l’enlève pour le reste de la journée» (Aye, ça va faire! Des menaces, des menaces…)
Pis là, le Petit n’est pas trop content parce qu’il n’a pas gagné. Sa grand-mère en rajoute, l’air moralisatrice :
- Est-ce que t’aimes mieux gagner ou t’amuser?
- Gagner!
Quin toé. Y’a-tu vraiment quelqu’un qui n’aime pas ça, gagner???
C’est fascinant, Laval.
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