dimanche 23 juin 2013

Souvenirs

Bon, je souffre.  Que voulez-vous?  C’est un amour que je ne partage pas pantoute… mais ils ne le comprennent pas.  Combien de fois va falloir que je leur dise, aux bébittes, que je n’éprouve aucun sentiment doux à leur endroit?
Tout ça est arrivé hier soir, en soupant dehors sous mon auvent, au North Carolina River Campground.  Un endroit au demeurant agréable, sur le bord d’un lac artificiel.  J’ai eu beau faire griller un rond de poêle antibébitte à mes pieds, rien à faire.  Je me suis fait bouffer le mollet.  Les deux, en fait.  Y’ont pas fait de jaloux.

Je me suis réveillée au milieu de la nuit en commençant mes souffrances.  J’avais envie de m’arracher le tour des chevilles, d’autant plus qu’il y avait du sable dans mes draps (juste aux pieds, évidemment) et que ça me râpait les piqures allègrement.
Ce midi, j’ai visité le Wright Memorial National Park, à la mémoire des frères Wright qui ont fait ici, à Kill Devil Hill (je vous jure, ça ne s’invente pas un nom pareil!), le premier vol d’avion de l’histoire.  Ben, en marchant, mon supplice s’est continué: c’est comme si je manquais de peau autour des chevilles, sans compter qu’il y a une piqure juste sous une languette de ma sandale.  Une torture, je vous dis.
J’ai alors fréquenté une pharmacie où j’ai acheté le kit de la parfaite mangée: toutes les crèmes et sprays de la création pour empêcher d’être piquée.  J’ai même acheté une tite patente en plastique qui éloigne les bébittes par ultrason!  Je sais, ça ne marche pas.  Mais si mon subconscient est assez fort pour la faire marcher, ça va aller.  J’ai aussi acheté toutes les crèmes et sprays de l’univers pour soulager la démangeaison.  On n’est pas cheap, on regarde pas à la dépense.
C’est le premier souvenir que je vais rapporter de cette exploration dans les Outerbanks.

2 commentaires:

  1. C'est avant qu'il fallait mettre les ti-produits pour pas vous faire manger tout rond!
    Quoique si c'est des puces de sable, pas grand produit qui les empêche de faire leur travail de destruction massive!

    RépondreSupprimer
  2. Il doit y avoir des "no see hums" ces tites maudites bibites qu'on ne voit et qui font tout un ravage sur notre peau...

    RépondreSupprimer