jeudi 8 août 2013

De la broue dans le toupette

Pour cause de…
1- Pas de connexion Internet
2- Du monde autour de moi avec qui j’avais envie de jaser
3- Le retour à la maison
… je n’ai pas «terminé» d’écrire mes derniers moments de vacances.

Du char sous la pluie
Vendredi et samedi, j’ai fait du char sous la pluie entre La Malbaie et Québec.  Alors, à la recherche d’un endroit où je ne verrais pas la pluie, je suis allée au cinéma à Québec.  Ben quoi?  C’est exotique d’aller au cinéma à Beauport…  J’ai vu Turbo, le cartoon où un escargot veut devenir pilote de course.  Joli.  Mais comme c’est américain, il y a une morale grosse comme une verrue au bout du nez à la fin.  Pis après, tant qu’à sentir le poffecorne, je suis restée pour voir Louis Cyr.  Je trouvais que ça faisait concept avec ma visite au musée de La Bolduc: un personnage peu connu des Québécois, mais qui a marqué notre histoire à sa façon.  Je le connaissais un peu, étant donné quelques étés passés à St-Jean de Matha.  Un champion québécois international… qui s’est fait avoir par des Canadiens anglais.  C’est connu, c’est plate, mais c’est comme ça.

Un GPS dans ma tête
Dimanche, j’ai fait appel à mon GPS interne pour rentrer de Québec à Montréal.  Vous savez à quel point il peut être mêlé, mon GPS…  Alors, je me suis ramassée en fin d’après-midi au bord du grand lac St-François, en Beauce, pour aller manger des chips aux patates douces (une hérésie!) avec Michèle et Daniel.  C’est pas comme si on s’était pas vus dans les derniers jours…  Pas grave.  On a aussi mangé de la viande et bu du vin…  Et on a fini la soirée tous les trois au lit, à la suggestion de Michèle: «Aye, ça serait le fun si on se couchait tous les trois ensemble dans le lit…»  Oh la face que Daniel et moi on a fait… «…pour regarder Ferris Bueller ensemble!»  La fin de la phrase était essentielle.  C’est quand même là qu’on a fini la soirée, mais le lit n’était pas défait!  On était juste un peu évachés.  Joli film qui date un peu.  Et comme le prof en moi n’est jamais loin, j’ai trouvé une séquence à montrer à mes étudiants à l’université.

J’ai l’air louche?
Lundi, en quittant les bords du grand lac St-François, je n’avais pas vraiment envie de rentrer à Montréal.  Je savais que j’allais me faire happer par toutes sortes d’affaires, alors j’ai étiré un peu mon plaisir.  Étiré?  J’ai le GPS phoqué, vous le savez.  Alors, ne prenez pas cet air surpris…
Après un petit détour à l’usine de Safari Condo à St-Frédéric, je suis descendue jusqu’à Beauceville, puis j’ai enligné la 108.  Un peu avant Lac-Mégantic, je suis arrêtée chez Marthe, comme ça, avec Alain Proviste.  Comme il était un peu passé midi, mon amie Marthe m’a gentiment invitée à diner.  J’ai repris la route vers 14h30, direction?... le poste de douane de Standstead.  La douane?  Oui.  Si on veut aller aux Zétats, il faut passer par la douane.  Ah?  Les États-Unis, c’est pas sur ma route entre Thetford et Montréal?  Ah?  Je ne savais pas…  Je pense que le petit douanier américain n’a pas trop compris ce que j’avais dans ma tête: «J’arrive de la Beauce, je vais à Burlington pour magasiner et je rentre à Montréal ce soir.»  Pour moi, c’était d’une grande évidence. Ben pas pour lui, ça a l’air.  Il m’a demandé de me tasser… et un de ses collègues est venu inspecter Azarius sous beaucoup de ses coutures.  Comme j’avais rempli une déclaration de douane avant l’inspection et qu’ils ont trouvé ce que j’avais déclaré, je pense qu’ils étaient contents.  Ils m’ont confisqué des tomates: «Même si c’est produit aux États-Unis, une fois sorties du pays, elles ne peuvent plus rentrer» et un poivron: «On l’a ouvert pour voir s’il contenait quelque chose…»  Misère.
À Burlington, j’ai trouvé ce que je cherchais: six soutiens-gorges.  Chez Lane Bryant, je trouve exactement ce dont j’ai besoin et à 50% le 2e, ben il faut en acheter un nombre pair.  Tant qu’à être là, autant en acheter pour la peine.  La paix pour une boutte.
Et comme prévu, je suis rentrée à Montréal en fin de journée.  Ben, y’était pas loin de minuit, mais c’est pas grave: c'est ça que j'appelle "la fin de journée".  Et comme je devrais récupérer ma valise espagnole dans le garage chez mon père le lendemain matin, je suis allée coucher dans la rue, en face.  Mon père n’en est juste pas revenu: «T’as vraiment couché dans la rue?»  Oui.  Et j’ai super bien dormi.

Comme prévu
J’ai été happée par l’ensemble de ma vie dès que j’ai remis les pieds à l’appartement.  Rentrer des choses qui étaient dans Azarius, vider la valise espagnole, faire du lavage, placer les photos de voyage, replacer tout ce que j’avais tassé pour faire de la place à Teresa, commencer à travailler pour amoindrir la broue que j’aurai dans le toupette dès la rentrée.  J’aurais besoin d’un autre mois sans enseigner, mais pas en vacances, pour pouvoir me préparer…  Alors, même s’il reste encore une bonne grosse semaine de vacances, officiellement, je décrète que mes vacances sont terminées.

2 commentaires:

  1. Pour quelqu'un qui n'a pas le GPS dans le corps, je trouve que vous aviez l'air de quelqu'un qui savait où elle allait.
    Bonne fin de vacances.

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    1. J'ai un sens de l'orientation sans faille. C'est juste que je fais des drôles de détours entre le point A et le point B. Additionner des kilomètres est pour moi un grand plaisir...

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