1- Pas de connexion Internet
2- Du monde autour de moi avec qui j’avais envie de jaser
3- Le retour à la maison
… je n’ai pas «terminé» d’écrire mes derniers moments de
vacances.
Du char sous la pluie
Vendredi et samedi, j’ai fait du char sous la pluie entre La Malbaie et Québec. Alors, à la recherche d’un endroit où je ne
verrais pas la pluie, je suis allée au cinéma à Québec. Ben quoi?
C’est exotique d’aller au cinéma à Beauport… J’ai vu Turbo,
le cartoon où un escargot veut devenir pilote de course. Joli.
Mais comme c’est américain, il y a une morale grosse comme une verrue au
bout du nez à la fin. Pis après, tant qu’à
sentir le poffecorne, je suis restée pour voir Louis Cyr. Je trouvais que
ça faisait concept avec ma visite au musée de La Bolduc: un personnage peu
connu des Québécois, mais qui a marqué notre histoire à sa façon. Je le connaissais un peu, étant donné quelques
étés passés à St-Jean de Matha. Un
champion québécois international… qui s’est fait avoir par des Canadiens
anglais. C’est connu, c’est plate, mais
c’est comme ça.
Un GPS dans ma tête
Dimanche, j’ai fait appel à mon GPS interne pour rentrer de
Québec à Montréal. Vous savez à quel
point il peut être mêlé, mon GPS… Alors,
je me suis ramassée en fin d’après-midi au bord du grand lac St-François, en
Beauce, pour aller manger des chips aux patates douces (une hérésie!) avec
Michèle et Daniel. C’est pas comme si on
s’était pas vus dans les derniers jours…
Pas grave. On a aussi mangé de la
viande et bu du vin… Et on a fini la
soirée tous les trois au lit, à la suggestion de Michèle: «Aye, ça serait le
fun si on se couchait tous les trois ensemble dans le lit…» Oh la
face que Daniel et moi on a fait… «…pour regarder Ferris Bueller ensemble!» La
fin de la phrase était essentielle. C’est
quand même là qu’on a fini la soirée, mais le lit n’était pas défait! On était juste un peu évachés. Joli film qui date un peu. Et comme le prof en moi n’est jamais loin, j’ai
trouvé une séquence à montrer à mes étudiants à l’université.
J’ai l’air louche?
Lundi, en quittant les bords du grand lac St-François, je n’avais
pas vraiment envie de rentrer à Montréal.
Je savais que j’allais me faire happer par toutes sortes d’affaires,
alors j’ai étiré un peu mon plaisir.
Étiré? J’ai le GPS phoqué, vous
le savez. Alors, ne prenez pas cet air
surpris…
Après un petit détour à l’usine de Safari Condo à
St-Frédéric, je suis descendue jusqu’à Beauceville, puis j’ai enligné la
108. Un peu avant Lac-Mégantic, je suis
arrêtée chez Marthe, comme ça, avec Alain Proviste. Comme il était un peu passé midi, mon amie
Marthe m’a gentiment invitée à diner. J’ai
repris la route vers 14h30, direction?... le poste de douane de
Standstead. La douane? Oui.
Si on veut aller aux Zétats, il faut passer par la douane. Ah?
Les États-Unis, c’est pas sur ma route entre Thetford et Montréal? Ah? Je
ne savais pas… Je pense que le petit
douanier américain n’a pas trop compris ce que j’avais dans ma tête: «J’arrive
de la Beauce, je vais à Burlington pour magasiner et je rentre à Montréal ce
soir.» Pour moi, c’était d’une grande
évidence. Ben pas pour lui, ça a l’air.
Il m’a demandé de me tasser… et un de ses collègues est venu inspecter
Azarius sous beaucoup de ses coutures.
Comme j’avais rempli une déclaration de douane avant l’inspection et qu’ils
ont trouvé ce que j’avais déclaré, je pense qu’ils étaient contents. Ils m’ont confisqué des tomates: «Même si c’est
produit aux États-Unis, une fois sorties du pays, elles ne peuvent plus rentrer»
et un poivron: «On l’a ouvert pour voir s’il contenait quelque chose…» Misère.
À Burlington, j’ai trouvé ce que je cherchais: six soutiens-gorges. Chez Lane Bryant, je trouve exactement ce
dont j’ai besoin et à 50% le 2e, ben il faut en acheter un nombre
pair. Tant qu’à être là, autant en
acheter pour la peine. La paix pour une
boutte.
Et comme prévu, je suis rentrée à Montréal en fin de
journée. Ben, y’était pas loin de
minuit, mais c’est pas grave: c'est ça que j'appelle "la fin de journée". Et comme
je devrais récupérer ma valise espagnole dans le garage chez mon père le
lendemain matin, je suis allée coucher dans la rue, en face. Mon père n’en est juste pas revenu: «T’as
vraiment couché dans la rue?» Oui. Et j’ai super bien dormi.
Comme prévu
J’ai été happée par l’ensemble de ma vie dès que j’ai remis
les pieds à l’appartement. Rentrer des
choses qui étaient dans Azarius, vider la valise espagnole, faire du lavage, placer les photos
de voyage, replacer tout ce que j’avais tassé pour faire de la place à Teresa,
commencer à travailler pour amoindrir la broue que j’aurai dans le toupette dès
la rentrée. J’aurais besoin d’un autre
mois sans enseigner, mais pas en vacances, pour pouvoir me préparer… Alors, même s’il reste encore une bonne
grosse semaine de vacances, officiellement, je décrète que mes vacances sont
terminées.
Pour quelqu'un qui n'a pas le GPS dans le corps, je trouve que vous aviez l'air de quelqu'un qui savait où elle allait.
RépondreSupprimerBonne fin de vacances.
J'ai un sens de l'orientation sans faille. C'est juste que je fais des drôles de détours entre le point A et le point B. Additionner des kilomètres est pour moi un grand plaisir...
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