In vino veritas. C’est
connu.
Donc, journée vin.
Un. Visite à la SAQ. Que j’ai dévalisée.
Que voulez-vous? Je ne peux plus résister aux vins du
Fronsac. Même si ce qu’on a ici n’est pas le meilleur de ce qu’il y a
là-bas. J’étais toute retournée devant l’étalage
des vins de Bordeaux, voyant ici ou là un château visité ou une affiche vue le
long de la route. Je m’attache à des niaiseries pareilles. J’ai acheté un
Bordeaux de Sainte-Croix du Mont... juste parce que je suis allée marcher dans
ce village et que j’y ai pris plusieurs jolies photos. La qualité du vin?
Aucune idée. Mais c’est que je m’en fous un peu.
Bon, maintenant, c’est qu’il faut que je trouve de la place
pour serrer ça, moi, cette douzaine de bouteilles-là...
Deux. Parce que nos amis vignerons nous ont dit qu’il se
faisait du vin par chez-nous (ils avaient l’air d’en savoir plus que nous à ce
chapitre), on a décidé d’arpenter un peu la région de Lanaudière à la recherche
de raisins. On en a trouvé, du raisin. Mais m’est d’avis que les vendanges, c’est
pas pour la semaine prochaine. On trouvait que les grappes faisaient un tipeu
picpic, si on les comparait avec les grappes bordelaises...
Trois. On a repris nos vieilles habitudes de piquenique: on
a mangé des rillettes de thon (amoureusement rapportées par moi dans mes
valises...) pour luncher. Sauf que là, au lieu de manger dans le char, on a
mangé dans le campeur. Azarius est quand même plus confortable qu’une Twingo!
Quatre. Parce qu’on n’a
pas toujours d’allure, on a soupé chez Stéphanie, au retour, avec une
demi-douzaine de blé d’Inde... et une bouteille de Sot-de-l’Ange, un rosé de la
Loire (acheté ce matin même... une bouteille de moins à ranger!), embouteillé
au Château Azay-le-Rideau, château que j’avais visité en 1988, lors de mon tout
premier voyage en France. Toutte est définitivement dans touttte.
Cinq. Conclusion? Les vins du Québec... ben, ça va. Du moins
le premier arrêt qu’on a fait, au vignoble de St-Thomas. Le blanc était bon, le
rosé aussi. Notre deuxième visite a été plus dézvante: la dame, à l’accueil, n’avait
pas l’air de savoir de quoi elle parlait. Les questions les plus simples («c’est
quand, les vendanges?») restaient sans réponse...
Comme quoi, ben, la vérité, il faut parfois se la faire
soi-même.






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