C’était un peu ça, ma journée d’aujourd’hui: une soupe au
touski. Ici, pas tout ce qui traine dans le fridge, mais plutôt tout ce qu’il
fallait faire d’échevelé en cette seule journée de «congé» dans la région fronsadaise.
Et surtout, donner des bisous.
Décalage horaire et fatigue des deux derniers jours ont fait
que, même si j’avais mis ma tablette à sonner à 9h, je me suis extirpée des
draps vers 10h10, après avoir regardé en rafale trois épisodes de Amour, gloire et beauté, la traduction
française de The Bold and the Beautiful,
un soap opera qui passe sur CBS. C’est
juste qu’à 9h, pour ne pas me rendormir, j’avais allumé la télé pour qu’elle me
tienne compagnie, à défaut de la voix d’Alain Gravel ou de Catherine Perrin. J’étais
tellement bien que j’aurais fait des bisous à mes draps…
À 11h, je finis par décider de m’habiller et d’aller
déjeuner. Sauf que la porte de la cuisine est verrouillée et je n’ai pas la
clé. Je trouve Manon au rez-de-chaussée. Ça me permet de déjeuner. Ils sont
tous là, fidèles au poste, alors que je me suis vautrée entre mes draps de
chatelaine…Et de faire des bisous à Pierre, à Isabelle, à Michaël, à Virginie…
Tout à coup, un appel de Thierry: «On va manger à St-Émilion
avec Damien. Tu viens?» Me v’là partie pour St-Émilion. Jolie, mais vraiment
très jolie petite ville (un gros village, je dirais…) On s’installe au Chai
Pascal. Chouette place où le serveur me gratifie de « jolie demoiselle »
ou de « poutine », à cause de mon accent! On mange bien, on boit un
peu, on rit. Mais aussi, on parle de choses sérieuses tous les trois. Le bonheur.
Le grand bonheur. J’aurais passé l’après-midi à refaire le monde et les
relations humaines avec Cap’tain et Dam’s. Mais ils doivent travailler, ces
deux-là. Bisous. Bisous. Parce qu’on ne sait pas quand on va se revoir.
Je mets le cap sur mon château. De justesse, j’arrive à
temps pour faire des bisous à Pierre. Là encore, on ne sait pas quand on va se
revoir. Mais on sait qu’on va se revoir. C’est tout.
Je fais une petite provision de vins à déclarer aux douanes
canadiennes, je ramasse des planches de La Rivière, je fais des bisous à Manon,
à Stéphane, à Michaël et à Virginie.
Je monte à ma chambre pour commencer ma valise. Xavier
débarque. On jase un peu. Le bonheur des portes ouvertes où je suis invitée l’an
prochain. Le bonheur de tout: ma venue ici. Les portes ouvertes. Le souper chez
lui samedi soir. Sa vie de famille. Le festival Confluents des arts. Mon retour
ici-on-ne-sait-pas-quand-mais-tu-reviens-quand-tu-veux. Bisous.
Je pars souper au Saillans, alors que j’aurais pu aller
fouiller un peu dans le fridge de la cuisine et me prendre un peu de fromage et
de charcuterie. Mais non. J’avais envie d’aller faire des bisous à Sophie et à
Gilles, que je n’avais pas vu depuis un an: «Ah ben! Mais quelle belle
surprise! Qu’est-ce que tu fais ici? Quand repars-tu?». La vie étant ce qu’elle
est, il y avait là deux Australiens à qui j’avais fait gouté (en anglais…) les
vins de La Rivière hier. On a jasé un peu… Mais on ne s’est pas fait de bisous.
On ne se connaissait pas assez. Mais on s’est mutuellement souhaité un safe trip home. Et après le souper, je
suis restée pour jaser un peu avec Sophie et Gilles. Et je suis partie. Non
sans leur faire des bisous.
Des bisous à Anne, Nathalie, Marie qui n’étaient pas de
garde à La Rivière en ce lundi. Des bisous virtuels à Caroline que je n’ai pas
réussi à voir dans mes trois jours passés dans le Fronsac.
Bisous à vous tous, les amis. Je reviendrai. Et on se fera
encore des bisous. Tout plein. Je vous aime.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire