lundi 29 octobre 2018

Des bisous.


C’était un peu ça, ma journée d’aujourd’hui: une soupe au touski. Ici, pas tout ce qui traine dans le fridge, mais plutôt tout ce qu’il fallait faire d’échevelé en cette seule journée de «congé» dans la région fronsadaise. Et surtout, donner des bisous.

Décalage horaire et fatigue des deux derniers jours ont fait que, même si j’avais mis ma tablette à sonner à 9h, je me suis extirpée des draps vers 10h10, après avoir regardé en rafale trois épisodes de Amour, gloire et beauté, la traduction française de The Bold and the Beautiful, un soap opera qui passe sur CBS. C’est juste qu’à 9h, pour ne pas me rendormir, j’avais allumé la télé pour qu’elle me tienne compagnie, à défaut de la voix d’Alain Gravel ou de Catherine Perrin. J’étais tellement bien que j’aurais fait des bisous à mes draps…

À 11h, je finis par décider de m’habiller et d’aller déjeuner. Sauf que la porte de la cuisine est verrouillée et je n’ai pas la clé. Je trouve Manon au rez-de-chaussée. Ça me permet de déjeuner. Ils sont tous là, fidèles au poste, alors que je me suis vautrée entre mes draps de chatelaine…Et de faire des bisous à Pierre, à Isabelle, à Michaël, à Virginie…

Tout à coup, un appel de Thierry: «On va manger à St-Émilion avec Damien. Tu viens?» Me v’là partie pour St-Émilion. Jolie, mais vraiment très jolie petite ville (un gros village, je dirais…) On s’installe au Chai Pascal. Chouette place où le serveur me gratifie de « jolie demoiselle » ou de « poutine », à cause de mon accent! On mange bien, on boit un peu, on rit. Mais aussi, on parle de choses sérieuses tous les trois. Le bonheur. Le grand bonheur. J’aurais passé l’après-midi à refaire le monde et les relations humaines avec Cap’tain et Dam’s. Mais ils doivent travailler, ces deux-là. Bisous. Bisous. Parce qu’on ne sait pas quand on va se revoir.

Je mets le cap sur mon château. De justesse, j’arrive à temps pour faire des bisous à Pierre. Là encore, on ne sait pas quand on va se revoir. Mais on sait qu’on va se revoir. C’est tout.
Je fais une petite provision de vins à déclarer aux douanes canadiennes, je ramasse des planches de La Rivière, je fais des bisous à Manon, à Stéphane, à Michaël et à Virginie.

Je monte à ma chambre pour commencer ma valise. Xavier débarque. On jase un peu. Le bonheur des portes ouvertes où je suis invitée l’an prochain. Le bonheur de tout: ma venue ici. Les portes ouvertes. Le souper chez lui samedi soir. Sa vie de famille. Le festival Confluents des arts. Mon retour ici-on-ne-sait-pas-quand-mais-tu-reviens-quand-tu-veux. Bisous.

Je pars souper au Saillans, alors que j’aurais pu aller fouiller un peu dans le fridge de la cuisine et me prendre un peu de fromage et de charcuterie. Mais non. J’avais envie d’aller faire des bisous à Sophie et à Gilles, que je n’avais pas vu depuis un an: «Ah ben! Mais quelle belle surprise! Qu’est-ce que tu fais ici? Quand repars-tu?». La vie étant ce qu’elle est, il y avait là deux Australiens à qui j’avais fait gouté (en anglais…) les vins de La Rivière hier. On a jasé un peu… Mais on ne s’est pas fait de bisous. On ne se connaissait pas assez. Mais on s’est mutuellement souhaité un safe trip home. Et après le souper, je suis restée pour jaser un peu avec Sophie et Gilles. Et je suis partie. Non sans leur faire des bisous.

Des bisous à Anne, Nathalie, Marie qui n’étaient pas de garde à La Rivière en ce lundi. Des bisous virtuels à Caroline que je n’ai pas réussi à voir dans mes trois jours passés dans le Fronsac.

Bisous à vous tous, les amis. Je reviendrai. Et on se fera encore des bisous. Tout plein. Je vous aime.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire