mardi 30 octobre 2018

D'heures en heures


6h. Lever. Je serais bien restée dans les bras de Morphée dans ma chambre de château…

6h45. Je suis dans la cour de mon château. Je regarde au loin, le soleil qui ose se lever à travers les vignes embrumées. Y’a un chevreuil qui vient me saluer. Matin féérique.

7h05. Je quitte le château. Je reviendrai, je reviendrai.

8h15. J’arrive à l’aéroport de Bordeaux. Je laisse la voiture. Sont pas badrés, les gars chez Avis. J’entre dans la petite cabine, j’annonce que je remets une voiture, un type prend les clés: «Bon voyage, madame.» Bon, ben, ça a l’air qu’il ne sortira pas avec moi pour s’assurer que je n’ai pas bossé le char pis que j’ai fait le plein.

8h45. Je dépose mes valises. J’en ai deux alors que j’ai droit à une seule. La fille d’Air France me demande ce que j’ai comme valise de cabine. Je lui montre mon sac à dos. «Bon, puisque vous n’avez pas de bagage de cabine, je vais passer votre 2e valise comme tel.  Ça va vous éviter de payer.» Ben coudon. Je trouve qu’en deux rencontres, ça se passe plutôt bien. Espérons que cela continussssse.

10h45. Premier vol de la journée. Bordeaux-Paris. Une petite heure bien coincée dans le siège du milieu. Une chance que c’est court.

12h. Arrivée à Roissy-Charles-de-Gaulle. Une chance que j’ai 90 minutes entre mes deux vols. Parce qu’il faut passer par le Bangladesh entre le terminal 2Eet 2F qui, selon l’alphabet, sont l’un à côté de l’autre. J’ai à peine le temps de me pogner un petit yogourt avant de m’autodigérer.

12h50. On calle l’embarquement du gros Boeing 777 pour Montréal. Sauf que l’avion n’est pas prêt à nous accueillir. Faque on attend, plantés en ligne, dans le ti-corridor qui mène à l’avion. Z’auraient pu nous laisser assis en attendant, les gens d’Air France. La continuassssion souhaitée un peu plus tôt s’étiole un peu, je trouve.

13h20. Je m’installe au 36H. Tassée comme une sardine dans le parc à bestiaux.  On part un peu en retard, mais comme le vent de face ne sera pas trop fort, on devrait rattraper le temps perdu.

14h20. On nous sert à diner. Le poulet en sauce est un peu à base de plastique, mais les patates pilées avec des épinards dedans, c’était assez bon. Faut que je me rappelle de faire ça chez moi. J’ai mangé ça en regardant un reportage sur Airbus et sa place sur l’échiquier mondial de l’aéronautique. J’ai aussi profité des heures de vol pour fermer mes yeux. Sans trop savoir si j’ai dormi.

16h30. On arrive à Montréal. Non, non… ce n’est pas trois heures après le départ. C’est plutôt sept heures après le départ. Comptez le décalage horaire… et le fait que la France est passée à l’heure normale pendant la fin de semaine des portes ouvertes.

17h10. J’arrive en face de la douanière. Je pense qu’elle n’était pas de bonne humeur ce soir. Conséquemment, j’ai payé tout plein de taxes et de droits de douanes sur les six bouteilles de vin que je rapportais. Bof. Pour toutes les fois où je n’ai rien payé, par charité chrétienne du douanier, ça ne me dérange pas trop (ben un peu, quand même!) de payer cette fois-ci… même si c’est chiant au possible. Mon bonheur du matin ne s’est pas continusssssé.

17h50. Je retrouve Azarius au fond du parking 9. J’y dompe mes valises. Et je pars pour Québec…

18h20. Je sors de Montréal. Eh misère que c’est chiant, la 40. Mais pas autant que la 20.

19h45. J’arrête un peu passé Berthier. Je vais pisser, je me prends un wrap su Timortonne et je repars.

21h30. J’arrive à Québec. Je suis un tipeu sur le bord d’être à boutte. Je plogue Azarius dans l’entrée du Camping Careau, chez Micheline et Richard… On jase un peu.

22h15. Je retourne dans Azarius. Je ne défais pas mes valises, je ferai ça au retour à Montréal. Au départ, j’avais prévu deux valises : une pour Bordeaux, l’autre pour le congrès de l’AQPF à mon retour. Je paquete le nécessaire pour le congrès demain. J’y fais une conférence dans l’après-midi… J’espère que je n’aurai pas trop les yeux dans le même trou.

23h15. Je réussis à fermer la lumière dans Azarius. Ouf. Pas loin de 24 heures après mon lever dans les bras du château. C’est toujours tellement long, cette journée de retour. Si j’aime tous les déplacements à l’aller (ça fait partie du voyage, je trouve), j’aime moins les longues heures du retour. Je voterais pour la téléportation.

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