6h. Lever. Je
serais bien restée dans les bras de Morphée dans ma chambre de château…
6h45. Je suis
dans la cour de mon château. Je regarde au loin, le soleil qui ose se lever à
travers les vignes embrumées. Y’a un chevreuil qui vient me saluer. Matin
féérique.
7h05. Je quitte
le château. Je reviendrai, je reviendrai.
8h15. J’arrive à
l’aéroport de Bordeaux. Je laisse la voiture. Sont pas badrés, les gars chez
Avis. J’entre dans la petite cabine, j’annonce que je remets une voiture, un
type prend les clés: «Bon voyage, madame.» Bon, ben, ça a l’air qu’il ne sortira
pas avec moi pour s’assurer que je n’ai pas bossé le char pis que j’ai fait le
plein.
8h45. Je dépose
mes valises. J’en ai deux alors que j’ai droit à une seule. La fille d’Air France
me demande ce que j’ai comme valise de cabine. Je lui montre mon sac à dos. «Bon,
puisque vous n’avez pas de bagage de cabine, je vais passer votre 2e
valise comme tel. Ça va vous éviter de payer.» Ben coudon. Je trouve qu’en
deux rencontres, ça se passe plutôt bien. Espérons que cela continussssse.
10h45. Premier
vol de la journée. Bordeaux-Paris. Une petite heure bien coincée dans le siège
du milieu. Une chance que c’est court.
12h. Arrivée à
Roissy-Charles-de-Gaulle. Une chance que j’ai 90 minutes entre mes deux vols. Parce
qu’il faut passer par le Bangladesh entre le terminal 2Eet 2F qui, selon l’alphabet,
sont l’un à côté de l’autre. J’ai à peine le temps de me pogner un petit yogourt
avant de m’autodigérer.
12h50. On calle l’embarquement
du gros Boeing 777 pour Montréal. Sauf que l’avion n’est pas prêt à nous accueillir.
Faque on attend, plantés en ligne, dans le ti-corridor qui mène à l’avion. Z’auraient
pu nous laisser assis en attendant, les gens d’Air France. La continuassssion
souhaitée un peu plus tôt s’étiole un peu, je trouve.
13h20. Je m’installe
au 36H. Tassée comme une sardine dans le parc à bestiaux. On part un peu en retard, mais comme le vent
de face ne sera pas trop fort, on devrait rattraper le temps perdu.
14h20. On nous
sert à diner. Le poulet en sauce est un peu à base de plastique, mais les
patates pilées avec des épinards dedans, c’était assez bon. Faut que je me
rappelle de faire ça chez moi. J’ai mangé ça en regardant un reportage sur Airbus
et sa place sur l’échiquier mondial de l’aéronautique. J’ai aussi profité des
heures de vol pour fermer mes yeux. Sans trop savoir si j’ai dormi.
16h30. On arrive
à Montréal. Non, non… ce n’est pas trois heures après le départ. C’est plutôt
sept heures après le départ. Comptez le décalage horaire… et le fait que la France
est passée à l’heure normale pendant la fin de semaine des portes ouvertes.
17h10. J’arrive
en face de la douanière. Je pense qu’elle n’était pas de bonne humeur ce soir.
Conséquemment, j’ai payé tout plein de taxes et de droits de douanes sur les
six bouteilles de vin que je rapportais. Bof. Pour toutes les fois où je n’ai
rien payé, par charité chrétienne du douanier, ça ne me dérange pas trop (ben
un peu, quand même!) de payer cette fois-ci… même si c’est chiant au possible. Mon
bonheur du matin ne s’est pas continusssssé.
17h50. Je retrouve
Azarius au fond du parking 9. J’y dompe mes valises. Et je pars pour Québec…
18h20. Je sors de
Montréal. Eh misère que c’est chiant, la 40. Mais pas autant que la 20.
19h45. J’arrête
un peu passé Berthier. Je vais pisser, je me prends un wrap su Timortonne et je
repars.
21h30. J’arrive à
Québec. Je suis un tipeu sur le bord d’être à boutte. Je plogue Azarius dans l’entrée
du Camping Careau, chez Micheline et Richard… On jase un peu.
22h15. Je
retourne dans Azarius. Je ne défais pas mes valises, je ferai ça au retour à
Montréal. Au départ, j’avais prévu deux valises : une pour Bordeaux, l’autre
pour le congrès de l’AQPF à mon retour. Je paquete le nécessaire pour le congrès
demain. J’y fais une conférence dans l’après-midi… J’espère que je n’aurai pas
trop les yeux dans le même trou.
23h15. Je réussis
à fermer la lumière dans Azarius. Ouf. Pas loin de 24 heures après mon lever
dans les bras du château. C’est toujours tellement long, cette journée de
retour. Si j’aime tous les déplacements à l’aller (ça fait partie du voyage, je
trouve), j’aime moins les longues heures du retour. Je voterais pour la
téléportation.
De retour avec la plèbe? Le confort de la Classe affaires a dû te manquer.
RépondreSupprimerT'as pas idée... ;-)
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