samedi 19 juin 2021

Pèlerinage de tombes

C’est étrange ce que me fait faire la littérature. Je me souviens de m’être baladée à Paris, en prenant des photos pour mes étudiants, en plein mois de juillet, pour leur montrer – pour vrai! – à quoi ressemble la ville où se déroulent les histoires qu’ils lisent. Oui, on pourrait aller chercher tout plein d’images sur Internet, mais ça ne serait pas pareil. Ces photos-là, ce sont MES photos, prises pour eux. En ces premiers jours de vacances, j’ai décidé de faire un pèlerinage de tombes. Parce que j’aime me promener dans les cimetières, regarder les noms, les âges des morts… Et puis, parce que même si je lis des romans, certains personnages qui y sont dépeints ont peut-être déjà existé. Premier arrêt: cimetière de St-Tite de Champlain. J’y ai trouvé la tombe d’Oliva Pronovost, le mari volage d’Émilie Bordeleau, les grands-parents d’Arlette Cousture qui a écrit leur histoire (du point de vue d’Émilie).
Deuxième arrêt: cimetière de St-Stanislas de Champlain La belle Émilie repose plutôt auprès de ses parents, dans le cimetière de St-Stanislas. Évidemment, je ne sais pas si c’était sa volonté à elle de ne pas dormir pour l’éternité à côté de son époux qui n’a pas su l’aimer... À cette époque, on ne se bâdrait pas trop d’écrire les noms comme du monde… En autant que ça ressemblait au nom de la morte!
Troisième arrêt: cimetière de Mashteuiatsh, Lac St-Jean. Non, ce n’est pas pour Les Filles de Caleb, mais plutôt pour le roman Kukum de Michel Jean, roman que j’ai lu l’automne dernier, à sa sortie. Je n’avais donc pas pu visiter le lieu de la sépulture d’Almanda et de Thomas Siméon, l’été dernier. Je me reprends, donc.
Je trouve ça touchant de voir ces pierres tombales, allez donc savoir pourquoi.

1 commentaire:

  1. Je suis comme toi, j'aime aller dans les cimetières et apprendre un peu de la vie de leurs locataires. L'été dernier je suis allée à Normandin visiter mes ancêtres maternelles. Nous étions très émues, ma soeur et moi, d'aller porter les cendres de notre mère et de les déposer près de sa mère.

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