Une petite douleur dans l’œil droit, ce matin, au lever. Comme un grain de sable. En fait, je me demande si ce n’est pas un résidu de feu d’hier soir. Ça ne m’a pas empêché de faire ma journée…
8h30 : J’ouvre les yeux une première fois. Comme le campeur est à l’ombre, il fait encore très noir. Je les referme.
9h30 : J’ouvre les yeux une deuxième fois. Je finis par me lever. C’est du grand bonheur, ça, de pouvoir chienner au lit quand il fait frais au dehors. Il doit faire 7-8 degrés, mais évidemment, le dedans du camion est chauffé!
10h30 : Deux toasts au beurre de pinne, avec de la confiture.
11h : Café au lait, meilleur que celui d’hier. J’ai deux tasses de liquide dans ma tasse thermos, faque faut que je pense à mettre plus de café!
11h30 : Je me suis mise à corriger. Parce qu’il le fallait. J’ai neuf copies à corriger oralement. À trente minutes la copie, ça fait 4h30 de correction, ça. Je pourrais faire ça plus vite, mais comme cette correction est préparatoire à une composition qui compte pour leur note IB, ben je me donne un peu plus sur les commentaires.
13h30 : J’arrête ma correction pour diner. Je m’installe dehors même s’il fait un tipeu frais. Mon côté de camping est à l’ombre… Je chauffe mon clam chowder (c’est définitivement un thème de la fin de semaine!), je reçois la visite d’un petit suisse et je mange dehors, en lisant La Presse. Ça, c’est la belle vie.
14h30 : Après le diner, je vais porter mes vidanges dans le conteneur et j’en profite pour faire le tour du camping, qui n’est pas très grand. De toute évidence, certaines roulottes ou maisons-qui-ne-sont-plus-mobiles-pantoute sont parées pour l’hiver. J’aurais bien refait un autre tour, mais il me faut reprendre.
15h : Je reprends ma correction. Ça avance.
16h30 : Je vais chercher un bundle de bois à l’office. J’ai encore une envie de feu. Je suis la digne fille de mon père.
17h15 : Ça y est. La correction est terminée. Évidemment, tous les étudiants ont réussi. C’est le groupe de BI, après tout. Je pars mon feu avec du cossin imbibé et quelques planches issues de mes anciens régals d’huitres.
17h30 : Le feu est parti. Ça y est. Je commence un autre roman. Après l’excellent Chercher Sam de Sophie Bienvenu que j’ai lu hier, j’attaque Le Sablier. C’est l’histoire d’Édith Blais qui a passé 450 jours comme otage, aux mains de différentes factions d’Al Qaeda dans le Sahara. Son histoire avait fait grand bruit au moment où c’était arrivé, en 2019 (et 2020). J’avais un peu peur que ça soit gnangnan, on sait jamais ces histoires-là. Mais non. La fille a un certain talent narratif. Et j’aurais viré folle de vivre ce qu’elle a vécu, avec son compagnon d’infortune. Mais peu de chance, quand même, que l’idée me pogne de conduire de l’Italie jusqu’au Togo, en passant par l’Espagne, le Maroc, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Bénin… Faque.
19h15 : Je reviens dans le camion. Pour accompagner mon souper, au lieu d’écouter la radio (Internet est très très très inégal), je sors la télé et je mets le film Dirty Dancing en DVD. Je trouve que ça accompagne bien un souper de (presque) vacances : restant de homard (du lobster roll de samedi soir), gravlax de saumon apporté de Montréal, petite salade de tomate et féta et restant de bouteille de vin commencée hier soir. Touttte va ben.
21h30 : Après la vaisselle et être allée porter un autre sac de vidanges (rempli de découpures d’emballage et de peau de saumon, de coquilles d’œufs et de pelures de pommes), j’ai écrit une lettre de références pour David Tremblay, un de mes étudiants. Ça faisait partie des jobs à faire de la fin de semaine.
23h : Ma journée est finie. J’ai ramassé le dedans du camion un peu. C’est tellement facile de se laisser trainer quand le camion bouge pas. J’ose penser que demain, je reviens au Québec, rapport que la fin de semaine de l’Action de grâce va t’être finie.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire