Fin de semaine prévue au mont Mégantic avec les étudiants. Je n’ai pas de tâche particulière, je fais juste aller faire ma quioute avec la gang. Et profiter de cet épivardage dans l’est québécois pour aller voir mon amie Sylvie pis son chum Roger. Parce que, comme l’an passé, les étudiants vont planter les tentes du cégep au camping de Roger.
Parce que c’est une tradition (de deux fois…), on a mangé du chili avec des saucisses pour souper samedi, pis du gruau et du pain au nutella le matin. Ils ont fait un feu vendredi soir en arrivant (pendant que je veillais chez Sylvie et Roger), puis le samedi soir itou. C’est toujours touchant de voir les étudiants organiser les repas, ramasser le stock, se raconter des affaires. Cette année, on a aussi amené avec nous un groupe de 10 Français qui viennent faire une session au cégep dans le cadre de leurs études françaises. Je peux-tu juste vous dire qu’ils sont un peu (beaucoup) secoués de nos façons de faire? Tant mieux pour eux. Ils vont vraiment se rappeler de leur séjour québécois!
J’ai quitté le mont Mégantic vers 11h, alors que les étudiants s’organisaient pour diner après avoir ramassé leurs affaires. Ils pouvaient faire sécher les tentes… il faisait un splendide soleil et une quinzaine de degrés. Ils allaient visiter l’Astrolab en début d’après-midi. J’aurais pu y aller, mais je devais plutôt aller faire un tour chez ma cousine, à Princeville. C’est que vendredi, en partant, j’avais l’intention de d’abord passer chez Monique puis d’aller au mont Mégantic après. Mais je suis partie un peu plus tard que prévu… J’ai quitté la maison à 14h30 et, une heure plus tard, j’entrais dans le tunnel Lafontaine… cinq kilomètres plus loin. J’étais enragée. Je ne peux pas croire que du monde traversent le tunnel tous les jours dans des conditions pareilles. OK, on était vendredi après-midi, mais quand même… Et on se demande après, pourquoi les gens sont agressifs? Qu’ils ont envie de taper sur tout ce qui bouge quand ils sont en voiture ou qu’ils reviennent à la maison? Ne cherchez pas. Faque mon plan du dimanche a changé un peu: je vais aller virer à Princeville. C’est juste à deux heures de Mégantic, c’est comme si c’était à côté!
Petit clin d’œil à ma fin de semaine dernière: je suis passée par Stratford, au Québec. Pas de festival de théâtre. Juste un paquet de tites maisons. Pis c’est pas loin de là que j’ai trouvé à manger une pidze dans un resto de village. C’est ça que je voulais, c’est ça que j’ai eu. Une pidze extra bacon au resto de Stornoway.
J’ai repris la route. Comme prévu, je suis arrêtée chez Monique et Claude. J’ai fait ma livraison, on a jasé, on a pris un verre et je suis repartie. Je n’avais pas vraiment envie d’essayer d’entrer à Montréal par le tunnel. J’avais entendu, en partant, qu’il était pour être un peu, beaucoup, peut-être fermé pendant la fin de semaine. Je n’ai pas pris de chance. J’ai pris le traversier. En faisant du ménage dans la boite à gant la semaine dernière, j’ai trouvé une liasse de billets pour le traversier Sorel-Berthier. Ben quin, j’en ai utilisé un!
J’ai été flabeurgastée de la quantité de chars qui attendaient à Berthier pour traverser! C’est vrai que c’est un chiard terrible que de sortir de Montréal par le tunnel Lafontaine, mais je pensais pas que les gens faisaient à ce point des détours pour l’éviter. Les huit lignes d’attente étaient pleines, et ça attendait jusque sur le long de la 158… Je capotais. Le tunnel lui-même n’était pas fermé, mais l’autoroute 25 sud l’était, entre les rues Sherbrooke et Souligny. Un tiboutte de rien, mais assez pour écœurer.
Je suis finalement revenue chez moi vers 21h, après une maudite belle fin de semaine à m’épivarder. Pis bazwell que j’aime ça.
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