C’était un signe. Facebook m’a dit, ce matin, que j’avais un souvenir à revoir… Et il m’a montré une photo d’une couverture de livre que j’avais posté il y a quelques années.
C’est ça: la 19 865e représentation de La Cantatrice chauve, la célébrissime pièce d’Eugène Ionesco. Je sais pas s’ils ont mal compté, mais ils fêtent la 20 000e demain. Ça doit être le buffer d’erreur, depuis le temps!
Parce que c’est là que j’ai fini ma veillée, après avoir arpenté le musée des Armées. Je me trouve éclectique pas t’à peu près!
Même après quatre jours, j’ai ben du mal à surmonter mon décalage horaire. Faut dire que j’ai des heures de sommeil à récupérer de décembre, pis qu’en plus, je suis comme une enfant: j’ai des moments d’éveil dans la nuit (dont je me passerais bien). Faque j’ai beau faire sonner ma tablette (avec le sublime bord de mer) à 9h, je niaise dans le lit jusqu’à 11h, en écoutant les émissions de nuit de la première chaine. Ça me prend tout mon petit change pour m’en extirper (ça prendrait aussi une grue!). Faut dire que mon petit studio est tellement sombre… c’est au bout d’un long couloir, au rez-de-chaussée, avec zéro fenêtre. Il n’y a qu’une porte (et une petite fenêtre à côté). Je m’en suis d’ailleurs inquiétée à mon arrivée: il n’y a pas de deuxième sortie, si jamais. Un peu comme les appartements qui ont flambé dans le Vieux-Montréal en tuant 7 personnes l’hiver dernier. J’y ai pensé…
L’appartement a été refait récemment, mais c’est un peu mal foutu: je fais hyper attention pour ne pas me péter le crâne en entrant dans la cuisine, et pour faire la vaisselle, il faut avoir le corps croche parce que le lavabo est dans un coin, sous les armoires. Heureusement, le lit est confortable et il y a internet et la télé (sauf que la télé française est d’un ennui à périr).
Le long couloir et ma porte, au bout (il y a un resto, à droite, qui est en travaux!) On voit la porte (dans le coin) et à côté, derrière le panneau blanc, la fenêtre. La cuisine. Remarquez le coin de l'armoire en haut, à hauteur de front, et l'évier dans le coin, sous l'armoire. Mal foutu, je vous dis.
Chaque fois que j’entre dans un nouvel appartement, je me demande toujours si j’y habiterais. Florence, Milan, Glasgow, Riga, Helsinki, oui. Çui-ci, à Paris, pas pantoute. Faque c’est sombre et mal foutu…et ça rend le lever (et le combat du décalage) un peu dissile, comme dirait le PM (pour lequel je n’ai pas voté).
Dans le genre choc, mon diner au IKEA est assez dans le top. Ça va: les boulettes goûtaient les boulettes. C’est le resto qui était déstabilisant. C’est un comptoir où il faut commander soi-même sur un écran et attendre sa livraison en fonction du numéro de la facture. On se crérait au McDo. Et après, ben, une dizaine de petites tables rondes avec un long banc à l’arrière. Même la cafétéria du cegep fait moins dur que ça, c’est pour dire. Pis c’est servi dans une boite de carton, avec une fourchette en bois! Misère. Quand il n’y a pas de place pour s’assoir, et qu’on doit gérer une sacoche, une canne et son lunch, c’est un parcours du combattant! Faque j’ai pas traîné. J’avais même pas envie de m’acheter un ti quetchose en souvenir, c’est pour dire…
| Non, je n'ai pas mangé les légumes. |
Faque j’ai repris le métro. D’ailleurs, parlant de métro, je trouve que le métro parisien s’est pas mal amélioré. Pas dans les interminables couloirs dans les stations de transfert, mais dans les wagons et sur les quais (prononcez què, ne l’oubliez pas). C’est plus propre que dans mon souvenir et il y a plus de métros qui roulent sur des pneus au lieu de rails. C’est beaucoup moins bruyant. Et plus de métro ont des portes qui s’ouvrent automatiquement: on n’a plus besoin d’appuyer sur un bouton ou de tenir la petite clanche parce qu’ils ont installé des portes automatiques – et des métros automatiques qui viennent avec.
Y’a aussi une voix qui annonce les stations mais au lieu de dire «prochaine station Tuileries», elle dit juste «Tuileries» en haussant la fin alors qu’on roule dans le tunnel, puis elle dit encore «Tuileries» en baissant la voix quand on entre en station où il y a un què. Pis Paris a même construit… un tramway. Oui, oui, un tramway! Une des lignes fait le tour de Paris, suivant un peu la ligne du périphérique nord et est. Ça permet aux voyageurs de ne pas nécessairement passer par le centre. Si la France pouvait faire ça avec les trains et les avions, ça irait encore mieux, je trouve.Je pourrais vous parler de ma visite au musée des Armées, mais ce fut ordinaire. Voir un tas de canons et de fusils, ça ne m’intéresse pas vraiment. Alors, qu’est-ce que je suis allée faire là? Toute une section est consacrée à la Première et la Seconde Guerres mondiales. Je gagerais que vous êtes pas tant surpris. Ces sections sont physiquement mal présentées: il y a des photos et du texte à lire, mais y’a pas moyen d’avoir du recul pour bien voir les photos parce qu’on a le dos accoté sur un présentoir en plexi où il y a des uniformes. Bof, les uniformes. Pis peut-être que j’ai trop vu de musées sur le sujet, mais j’ai eu l’impression de ne rien apprendre. Est-ce que je serais en train de devenir une vieille croute chialeuse?
J'adore cette affiche. Je ne me tanne pas de la rire! La séparation de la France pendant la Seconde Guerre mondiale Les morts de la Seconde Guerre mondiale La séparation de l'Europe après la guerre...
Au moins, c’était dans les
Invalides, magnifique en fin d’après-midi.
C’est après cette visite que je me suis ramassée au théâtre de La Huchette. La dernière fois, j’avais assisté aux deux pièces, La Cantatrice chauve et La Leçon. Ce soir, je filais juste pour une… faque je me suis acheté un tiquette juste pour une. Je suis conséquente.
Quel bonheur, cette pièce, quand même. Surtout quand c’est joué dans le même théâtre avec la même mise en scène. On dira ce qu’on voudra, la mise en scène est bonne. Mais la scène est tellement petite, comparativement aux scènes contemporaines. Les comédiens sont vraiment tassés…
Une petite heure et les Martin avaient repris la place des Smith et ça recommençait… Ce qui fait que je me suis ramassée au resto à côté, l’appel des moules s’étant manifesté.
Pis après les moules, je suis rentrée dans mon appartement sombre, mais là je m’en fous, c’est le soir!
| J'ai vu cette affiche pour le film Le Plongeur dans le métro |
| Notre-Dame et la lune |
| La Seine, le soir, c'est toujours beau... |
Et demain, c’est déjà ma dernière journée à Paris…
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