mardi 26 décembre 2023

Le temps finit toujours par passer!

Je suis arrivée bien à l’avance à l’aéroport, question de ne pas trop me faire chier dans le trafic. On dira ce qu’on voudra, l’accès à l’aéroport de PET est assez mal foutu.

J’ai stationné la voiture, j’ai pris la navette jusqu’au terminal et j’ai réalisé que les salons pour le grand monde, ben c’est assez mal foutu (tiens, une autre affaire!). Le salon d’Air Canada n’accepte que les détenteurs de billets classe affaire. Pis pour les deux autres, il a fallu que je me mette sur une liste d’attente. Pis en plus, on est limite à 2 ou 3h dans ledit salon. Ils font quoi, les riches qui ont plusieurs heures d’attente entre deux vols? Bon, c’est vrai que Montréal-Trudeau, c’est pas vraiment une plaque tournante du trafic aérien international, mais quand même!

Le temps passe.

J’ai fini par être appelée vers 19h30, mais il était trop tard: j’étais déjà attablée ailleurs où j’ai mangé de très bonnes crevettes!

Le temps passe.

Le chef de cabine annonce que l’embarquement est terminé. Il n’y a personne au 57 B. Je prie. Mes prières n’ont rien donné: un voisin arrivé à la dernière minute… Et comme il était arrivé à la toute fin, il n’y avait évidemment plus de place dans les compartiments pour ranger son sac (je me répète: il faudrait vraiment statuer sur ce qu’est un bagage de cabine). Il a donc eu les jambes écartées pendant 6h, et sa jambe gauche collée sur la mienne m’a fait suer de la jambe droite toute la nuit à cause de son pantalon de sport genre pluie…

Le temps passe. On part.


Juste pour voir ça, ça vaut la peine d'être effouairée le long du hublot, avec une jambe mouillée.

Parce que le gros 777 est ben plein et il fait chaud et sec. Vous devriez me voir l’état du nez et des yeux! Beaucoup de familles et de jeunes enfants. Y’en a un d’à peu près 1 ½ an qui a hurlé sa vie toute la nuit. Je l’entendais malgré mes écouteurs qui coupent le son et je pensais aux parents qui ne devaient plus savoir à quels saints se vouer.

Mais avant de s’enligner sur l’Atlantique, mes amis Michèle de Daniel m’ont vu passer au-dessus de leur maison, en Gaspésie! 😊

On a eu de bonnes séances de turbulences au-dessus de l’Atlantique. Le chef de cabine a même dit aux waitrisses de l’air d’aller se rassoir, c’est pour dire.

On a mangé de la bouffe à la limite du comestible. Le brownie était bon, mais le macaroni, pas tant. La petite barquette du macaroni était sale (ça avait coulé) si bien que j’en ai partout sur mon chandail. Je suis d’un chic. Ma waitrisse de l’air était bien désolée et le chef de cabine m’a donné une canette de club soda pour nettoyer mon kangourou. Ça lave, ça, du club soda?

Le temps passe encore. On finit par arriver à Paris.



On a beaucoup roulé entre la fin de la piste d’atterrissage et notre spot. Je pensais qu’on s’en allait direct en ville!

Aussitôt l’avion parqué, qu’est-ce que vous pensez qui est arrivé? Eh oui. Les gens se sont levés comme s’ils avaient le feu au cul. On va pas sortir tout de suite on est à la rangée 57!

Heureusement, je ne suis pas Algérienne. Parce que la ligne pour montrer son passeport, quand on est Canadien, Américain, Australien ou NéoZélandais est beaucoup plus courte que celle « autres passeports » où s’est engouffré un avion complet en provenance d’Algérie. C'est clair que pour les Algériens, le temps va pas passer pantoute. Mais me charrier dans CDG, trouver le RER B, acheter une première batche de billets de transport pour la semaine… Chus toutrempe!

Le temps passe. Mais pas tant.

À 11h12, le RER B quitte la gare de l’aéroport direction Paris. C’est un peu plus d’une heure après que le gros Boeing 777 d’Air Canada a posé ses roues sur la piste. Y’a p’tete ben un train qui va en ville, mais y’ont pas prévu de place pour les bagages. Faque on s’entasse comme on peut.

Un boutte de RER B, changements à Châtelet-Les Halles, un boutte de RER A et me v’la drette en face de l’Arc de Triomphe.


Mon appartement est à quelques pas. Mais comme une jeune ville est en train de faire le ménage, je ne fais que déposer mes bagages et je repars.




Paris est gris. Mais c’est Paris!

 

1 commentaire:

  1. J'avais hâte de lire ton premier blogue de voyage. J'espère que le prochain article sera moins morose. Tu es supposée nous faire rire, pas être soulagée de ne pas avoir pris l'avion avec toi. Mais le pire est passé, maintenant le fun commence pour toi.

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