Bon, je ne suis pas ici pour être en vacances... même si ça me tente sanbonsan. Je sais, ça s'en vient (j'essaie de ne pas penser à la semaine prochaine qui déborde de partout pour cause de colloque de l'AQPC et de mon idée un peu folle de faire 4 présentations... bon, mettons trois, puisque je vais faire de la figuration à l'atelier de David et Richard). Si ça avait été une journée de vacances, je serais restée chez moi pour lire parce qu'il pleut et il fait frette.
C'est aujourd'hui que je parlais de correction utile aux profs de l'académie de Poitiers, dans les locaux du lycée Merleau-Ponty, à Rochefort. Ce fut très agréable... Je pense que les Français (et les Françaises, surtout, qui constituaient la très grande majorité de mon auditoire) n'ont pas l'habitude de ce genre de formation où le formateur ne s'assoit pas derrière une table et lit ses notes. Quand nous sommes arrivées au local de présentation, j'ai rapidement compris que, parce qu'il y avait à peu près 80 personnes à distance, je devais m'assoir à la table pour que la caméra de l'ordinateur puisse me voir pour les gens ailleurs. Oh que nenni que j'allais m'assoir pendant trois heures pour leur parler, moi! Je pense que j'ai scandalisé le technicien qui était là pour nous aider et Vanessa et Hélène qui m'accueillaient: j'allais vraiment être debout pendant trois heures et parler aux gens présents. Alors, on a installé l'ordinateur de côté (mettons que le profil, c'est justement pas mon meilleur profil... j'avais l'impression d'avoir des seins jusqu'au milieu de la pièce!), je devais quand même rester à côté pour changer les diapos avec la souris (pas de manette possible). Installation de brochàfoin. Mais rien ne me rebute!
J'ai parlé avec plaisir aux profs présentes (pouvez-vous croire que sur 30 inscrits pour la formation en présence, seules 9 enseignantes sont venues? Je trouve que c'est mal m'exploiter, ça. Mais suis-je surprise? Pas tant. D'autant plus que les insignifiants inspecteurs ont placé la formation le mercredi, sachant que les enseignants ne «travaillent» pas le mercredi... Ben non, toué: ils préparent leurs cours et corrigent les copies... mais on sait que «travailler», quand on est prof, c'est juste quand on est en classe).
J'avais préparé deux beaux documents pour les profs, documents que les conseillères (Vanessa et Hélène) n'ont pas pu faire reproduire par manque d'argent! Au moins, les profs ont eu les documents en PDF sur leur ordi. Patentàgosse.
Faque trois heures bien remplies. À voir les questions posées par les profs en présence, ou celles relayées par Vanessa des profs à distance, je sens que je les ai brassé un peu, tout en leur donnant des pistes pour mieux corriger. On aurait dit que, parce que ma thèse est française, ça me donnait une certaine aura. Vous me connaissez: je m'adressais aux gens devant moi, et, de temps en temps, je me virais pour regarder la caméra et insister sur un point pour les profs à distance. Je ne me suis pas trouvée particulièrement drôle (c'est pas un show d'humour que j'allais faire), mais je sais que mon ton les a déstabilisé. Tout de suite après la formation, j'avais déjà reçu un courriel d'une participante:
Faque je me dis que tout va bien... Mais que si c'est le SPUG qui est le plus important dans son apprentissage, misère qu'on part de loin.
Vanessa et Hélène ont été enchantées de leur après-midi. Elles m'ont dit qu'elles partageraient mon expertise dans leur réseau. Partagez, partagez! Je reviendrai vous parler de correction n'importe quand! Même si ça me coute cher. J'ai quand même l'impression que je suis en vacances, même si, aujourd'hui, c'est vraiment une journée de travail.
(souhaitez-moi bonne chance... Mon cours à l'UdeM commence dans une heure et j'espère que le wifi de l'appartement tienne le coup!)
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