Anecdote: Juillet 1994. J’étais attablée à un resto et j’avais réussi à commander tout ce que je voulais en allemand (il faut dire qu’après 100 heures de cours d’allemand, on arrive à peine à faire une phrase complète au présent). Là, le serveur revient et me dit quelque chose dans la langue de Goethe. Ma face a traduit ma totale incompréhension… alors, je lui ai demandé de répéter ça, mais en anglais. Là, c’est lui qui comprend rien: «Oui, mais vous avez commandé en allemand, tout à l’heure?» «Commander, ça va. C’est après que je ne comprends rien». Il était éberlué: «C’est que vous n’aviez tellement pas d’accent étranger que j’étais certaine que vous étiez Allemande.» Tu parles.
Autre anecdote: Ça m’est aussi arrivé à Paris. C’est en 1992, l’année que j’ai passée à étudier à Lille, dans le Nord (oui, oui, chez les Ch’tis). À l’université, j’avais l’accent québécois (ils auraient tellement été déçus si j’avais eu un autre accent), mais en ville, je prenais l’accent français, juste pour avoir l’air d’une locale, juste pour avoir l’air de m’intégrer dans ma ville d’adoption. En décembre, alors que ça fait deux mois que je suis installée dans le Nord, j’ai à faire à Paris. Je suis dans un taxi et le bonhomme jase un peu. Puis: «Vous n’êtes pas d’ici, vous, hein?» Et moi, avec mon bel accent français: «Hé non, je ne suis pas d’ici.» Le chauffeur, sûr de lui: «Vous êtes du Nord. Vous avez l’accent du Nord.» Yeeeessssssss! J’ai l’accent du Nord! Je suis intégrée!!!
Ah que tu es drôle!!Concernant l'espagnol, c'est ce que je trouve aussi chez les Mexicains. Parce que tu baragouine qq mots, ils te parlent comme si tu comprenais tout....ça m'arrive tout le temps.Et pourtant mon espagnol est tellement de base.
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