jeudi 28 juillet 2016

Oshkosh varié


Journée grise et frette sur Oshkosh, le frette étant tout relatif. Comparé à Lislande, il fait chaud. Mais comparé au début de la semaine, on gèle. Ben, il fait 24.  Il a plu toute la nuit et ce matin, la chienne nous a pogné: Daniel, Michèle et moi, on devait aller voir les hydravions au bord du lac Winnebago, mais on a décidé de passer outre, devant la menace de frette, de pluie et de vent.  Daniel est parti pour aller zyeuter les planeurs et les avions autoconstruits, alors que Michèle et moi, ben… on a décidé d’être des filles: on est allées magasiner!
Qu’on s’entende, ici: magasiner n’est pas mon activité favorite. Mais il le faut, parfois. Disons que je recommence à travailler dans deux semaines et que je n’ai pas grand-chose à me mettre sur le dos.  Même ce que je porte actuellement me donne un drôle d’air, parfois. Y’a des limites à ce qu’une ceinture peut faire, à part empêcher des pantalons de tomber. De l’autre côté de l’autoroute 41, des outlets. Et dans les outlets, mes deux magasins américains préférés pour la guénille de fille: Lane Bryant et DressBarn. Je pense que j’étais la mannequin de DressBarn à partir de laquelle ils ont fait leur linge parce que toutttttte me fait! On a pris l’autobus jaune qui dessert le camping jusqu’au «bus station» et de là, un autre autobus jaune jusqu’aux outlets (vous dire comment le système de transport en commun sur le site est efficace, c’est à faire peur! On aurait des tous des cours à prendre sur la gestion du transport ici…) Et parce que c’était une bonne journée, je me suis trouvé tout plein de linge pour travailler. Pour pas trop cher, même si c’est de l’argent américain…
Au retour, je suis allée errer dans les kiosques de cossins d’avion. Évidemment, comme je ne possède pas d’avion (c’est ma limite dans ma vie de gens riches et célèbres!), y’a plein d’affaires que je ne sais pas pantoute à quoi ça sert.  Et je suis éberluée de tout ce qui peut se vendre dans des rencontres pareilles.  Des GPS, je comprends. Mais un spa?  Y’a-tu quelqu’un qui traine un spa dans son avion?... Sans doute pas. Sûrement pas. Je suppose que le marchand de spas doit se dire que ça pourrait être le même genre de clientèle: si-t’as-de-l’argent-pour-t’acheter-un-avion,-tu-dois-avoir-de-l’argent-pour-avoir-une-belle-maison-pis-qu’est-ce-que-t’en-penserais-de-t’acheter-un-spa-pour-mettre-dans-ta-maison-que-c’est-sûr-que-t’en-as-besoin? Je n’arriverais pas à vous dire tout ce que j’ai vu tellement c’est disparate: des cannes de lubrifiants à pièces d’avion, des balais pour nettoyer les hélices, des vis et des boulons, des chapeaux, des Lazy Boys qui font des massages, des lunettes de soleil, de la peinture à avion, du luisant pour les sièges en cuir, des machines à coudre, des génératrices… et des trains d’atterrissage. Je vous le dis: ça tire dans toutes les directions.
Après mon avant-midi dans les outlets, je trouvais que j’avais les intérêts variés… Mais je suis de même, moi. Y’a pas juste Oshkosh qui est varié. Moi aussi.

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