Ce matin, tour d’hélicoptère au-dessus de l’aéroport d’Oshkosh. Je vais faire ma chiante (mais vous m’aimez
comme ça…): c’était ma troisième envolée. La première, c’était au-dessus du Grand Canyon et la deuxième, au-dessus de Las Vegas. J’adore l’hélicoptère. Je
trouve que le décollage d’un hélicoptère est un grand bonheur. Ça lève
verticalement… puis, ça penche vers l’avant et ça part. Génial. Vraiment génial. Chaque fois (ben, c’est quand même juste
trois fois…), j’ai envie de devenir pilote d’hélicoptère. Mais chaque fois aussi, je me dis que ça me
prendrait des compétences en mathématique et en physique, ce que je n'ai de toute évidence pas, et je change d’idée…
Mais l’envie reste là.
Ce matin, donc. On attend en ligne. Comme on est deux
passagers par vol, on m’a jumelée avec Mark, un Californien dans la
mi-cinquantaine. Le bénévole qui nous a briefé
pour le vol nous a demandé si on avait déjà fait ça. Mark a répondu, en riant: «Je
devais entrer dans un Sikorski puis la chienne m’a pris et je me suis sauvé en
courant! J’avais 10 ans!» On a
rigolé un peu. Notre hélico est arrivé, a largué ses deux passagers et nous a
avalés. Et on est partis. Wow!!!
Je savais que Oshkosh, c’était malade. Mais de voir ça d’en
haut, c’est encore plus débile… Ce qu’on voit, c’est les immenses parcs de
campeurs (plus ou moins gros et plus ou moins bruyants) et de tentes, le long
de l’autoroute. On voit aussi les parcs où sont stationnés les avions, tous
cordés les uns à côté des autres. Vu d’en bas, c’est beau. Mais vu d’en haut, c’est
magique. Tout est une question de perspective.
On voit aussi tout le terrain où sont installés les
marchands de toutes sortes d’affaires, les vendeurs du temple comme les
vendeurs plus sérieux. On voit la tour
de contrôle, les pistes d’où partent les avions qui font les shows de boucane… Magique, je vous dis.
J’ai pris des photos un peu au hasard, n’ayant pas l’espace
nécessaire pour regarder dans le viseur. Comme j’étais à côté du pilote, j’ai
essayé de prendre le moins d’espace possible pour ne pas le gêner dans ses manœuvres,
mettons. J’ai aussi filmé un peu au
hasard, mais la perspective est là… N’est-ce pas?
Le bonheur dure parfois 6 minutes et coute 50 piasses.
Est-ce que c’est ça qu’on appelle «une petite vite»?
J'ai eu une p'tite vite, encore plus vite en Alaska, 1 minute de traîneau à chiens pour $10. J'aurais bien aimé avoir 5 minutes.
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