Tourne à droite. Tourne à gauche. Re-tourne à gauche. Va tout droit. Euh… Et si je tournais à droite? Ça a l’air beau, par là… Au hasard.
C’est un peu comme ça que j’ai découvert la partie
historique de Newport en ce jeudi ensoleillé mais frais. Remarquez que je
préfère marcher et visiter à 22 qu’à 32… ou à 38, ce que j’ai connu en début de
semaine.
Alors, au hasard de mes pas, j’ai découvert une jolie ville,
construite sur le bord de la mer et qui, contrairement à Oran, ne lui tourne
pas le dos (c’est un extrait que retiennent toujours mes étudiants de La Peste: «Oran tournait le dos à la mer»!).
C’est toujours beau, la mer. Et une ville à côté. Des vieilles maisons de bois
qui contrastent avec les mansions que
j’ai vues hier. Je me demande comment ils font leur argent, les Rhode
Islandais. Parce que c’est le plus petit état américain, mais je vous dis pas
les maisons de riches qu’il y a ici. En proportion, je veux dire. Je me suis
arrêtée devant un bureau de courtier immobilier et, au hasard, j’ai regardé les
affiches dans la fenêtre: rien en bas de 2 millions. Des dizaines de
propriétés. J’ai beau être faite pour être riche, y’a toujours ben des émittes,
comme dirait Germaine Lauzon.
Au port, des bateaux ancrés (évidemment), des petites
boutiques, des chaises pour s’effouairer au soleil. C’est par hasard que je
suis entrée dans un café où la dame, aidée de ses deux Labradors, sert le
meilleur café au monde. Bon, c’est elle qui le dit, mais c’était sans doute pas
loin de la vérité. Les chiens, eux, font du social avec les clients.
Au bout de la Ocean
Drive, le Fort Adams (du nom du deuxième président des Zétats) que j’ai
visité, un peu par hasard. Arrivée là à 15h30, je pensais en faire rapidement
le tour (ça fermait à 16h), mais non. La dernière visite guidée était à 16h,
alors je me suis laissé guider. Même dans un tunnel appelé «le tunnel aux rats»
parce que… ben c’est ça. Il y a des rats dans les longs couloirs souterrains
qui relient les différentes ailes du fort.
Heureusement, on n’en a pas croisé cet après-midi… Je ne sais pas si c’est
le hasard. « Un nazar… » aurait dit Miklos, le feu-directeur du chœur
de l’UQAM, hongrois d’origine (ceci expliquant cela).
Dernier hasard? Au bout de l’ile de Jamestown, je suis allée
prendre une photo du phare. Concept de Pédagogie
collégiale ici. Pendant que je me selfise
avec le phare arrivent trois monsieurs (dans la deuxième moitié de la
cinquantaine, je dirais) en vélo. Ils s’arrêtent à côté de moi et l’un d’eux
me demande de les prendre en photos. Évidemment. On jase un peu: ils trouvent
que j’ai un accent. Ah. Mark – puisqu’il a un nom – me donne tout plein de
conseils pour aller à Long Island, où j’irai dans quelques jours. Puis on
repart, chacun de nos côtés. Quelques kilomètres plus loin, je me mets les
pieds dans l’eau… parce que je ne peux pas m’en empêcher. Et pendant que je
suis en train de me rincer les pieds derrière le camion (avec la douche), j’entends (traduction
libre, ici): «Ah ben, si c’est pas notre amie de Montréal! Allo Julie!» V’là
mes trois monsieurs qui réapparaissent, comme ça, dans ma vie. Re-jase un peu
pendant qu’ils attachent leurs vélos à leur voiture… «Bon, ben, bonne fin de
journée!» «À toi aussi, nice Julie!»
Le hasard est souvent chouette.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire