vendredi 16 juin 2017

Un mot d'Azarius



Elle est vraiment weird, la Julie. Mais je l’aime parce qu’elle me fait découvrir des coins de pays tellement étranges et vraiment pas touristiques.

J’ai très peu roulé aujourd’hui. Il n’y a qu’une cinquantaine de kilomètres entre Newport et Providence, la capitale de l’état du Rhode Island. Alors, je n’ai même pas pris l’autoroute.

J’ai passé sur un pont en travaux. Vous pensiez que Montréal – et le Québec – avait le monopole de la route laitte? Détrompez-vous. Je suis obligé de ralentir (même si je vais contre les envies de Julie) parce que tout brasse. Les réparations faites sur mon marchepied n’ont pas tenu, la vaisselle s’entrechoque sans arrêt. Y’a même du stock qui est tombé d’un espace de rangement tellement tout est tout croche ici. L’avantage? Je ne serai pas trop dépaysé en rentrant au pays!


J’ai suivi une ligne bleu-blanc-rouge. Je me demandais pourquoi cette ligne était peinte de la sorte jusqu’à ce qu’une affiche indique que la ville se préparait pour les festivités du 4 juillet. Si j’étais à leur place, je me calmerais le pompon un peu: c’est dans trois semaines! C’est vrai que la ville s’enorgueillissait d’être la première ville au pays à avoir fêté le 4 juillet. On se vante d’un peu n’importe quoi, je trouve.


Rendu à Providence, j’ai décidé, un peu comme Julie l’aurait fait, d’aller à gauche ou à droite, quand j’en avais envie. Conclusion? J’ai vu des belles affaires, comme les vieilles maisons autour de l’Université Brown. Beaucoup de ces maisons dataient des années 1870. Je ne sais pas si Julie était impressionnée, mais moi, je l’étais.



Mais j’ai aussi vu des affaires laides parce qu’en ne sachant pas trop où aller, je me suis ramassé dans les quartiers périphériques de la ville. En tournant un peu sur moi, j’ai fini par aboutir au centre-ville. Les guides que Julie avait lus disaient que c’était un peu art déco et renipé. Bof. Ça ressemble à une ville ordinaire de fonctionnaires. En tout cas, à hauteur de camion, c’est assez ordinaire. Sauf cette vue du State Capitol. Qui, je trouve, ressemble à beaucoup de State Capitol aux États-Unis, notamment ceux de Salt Lake City ou de Denver, de mémoire. Je sais, je suis chiant, mais vous m’aimez comme ça. En tout cas, Julie, elle m’aime comme ça.


Ce soir, on couche dans le stationnement de l’aéroport de Providence.  Évidemment, je me suis placé au bord de la piste, question de voir décoller quelques petits avions, le state airport ayant plutôt l’air d’un aéroport régional. Avec la pluie qui me tombe doucement dessus, on devrait bien dormir, tous les deux. Julie a l’habitude, tous les soirs, de me dire: «Bonne nuit, mon Aza.» Dans ce temps-là, je ronronne de bonheur.

J’espère vous reparler bientôt, mais c’est pas moi qui décide...
Azarius

2 commentaires:

  1. C'était le temps qu'Azarius ait son mot à dire sur sa complice Julie. Je le trouve pas mal généreux après toute la poussière qu'elle lui a fait avaler au Labrador et les routes cahoteuses subies un peu partout. Il faut croire que c'est ça l'amour.

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    1. C'est de l'amour inconditionnel de part et d'autre... ;-)

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