Prof.
J’ai passé mon après-midi à jaser de correction (quelle
surprise…) à une bonne douzaine de profs de Sciences Po, à l’université de
Bordeaux. Après quelques jours à arpenter la ville et à triper sur les vignes,
je me suis rendu compte (encore une fois) à quel point je tripe à être dans une
institution d’enseignement supérieur. J’aime les étudiants, j’aime les profs.
Ce fut terriblement agréable de leur parler de correction…
Déménageuse.
J’ai quitté la maison de Françoise vers 18h, en ce mercredi
après-midi, un peu émue d’avoir passé ce temps avec elle alors que je ne la
connaissais pas. Je connaissais sa maison, mais pas elle. Et nous sommes
devenues de bonnes amies. Je suis arrivée chez Thierry vers 18h30 et je me suis
installée… non sans siroter la moitié d’une bouteille de Rosée de Carles. Ça
augurait bien pour le reste de la soirée.
Amie.
Alors que je suis dans le tram, je ressens le besoin de
parler à Stéphanie. Stéphanie avec qui j’ai passé une partie de mon été à
Bordeaux et qui comprends comment je me sens de m’installer chez Thierry. Merci, mon nââââmie, d’avoir pris le temps de
me parler, en ce mercredi soir (pour moi) et mercredi midi (pour toi). Parce
que, honnêtement, je suis un peu désarçonnée… parce que même si c’est le garçon
le plus généreux que la Terre ait porté, je suis quand même étonnée de m’installer
ici. Remarquez que j’aurais fait la même chose si lui ou Damien s’étaient
invités à Montréal… Alors, pourquoi est-ce que je m’étonne? Je ne le sais pas.
(Un peu) saoule.
Souper tellement agréable pour souligne l’anniversaire de
Frédéric. Qui? Frédéric. Un ami de Thierry. J’ai débarqué Place du Marché des
Chartrons vers 20h30 où je me suis présentée à une groupe de personnes : « Euh?
Est-ce que vous êtes des amis de Thierry Perdigon, installés ici pour fêter l’anniversaire
de Frédéric? » Ouais… « C’est que je suis Julie, l’amie québécoise de
Thierry… » Des bisous. « Mais
bien sûr, il nous avait dit que tu serais là… » Chouette.
On commence à boire. Du rosé. Et tout plein de rouge. De Bordeaux, bien
sûr, mais aussi de Bourgogne. Et un magnum de Haut-Carles que Thierry a donné
en cadeau à Frédéric. Le bonheur… J’ai arrêté de compter les bouteilles, mais à
sept, on a dû en boire pas loin d’une dizaine. Avec un Cognac pour finir.
Émue.
Vers 1h30, alors que tout le monde quitte le resto, Thierry
et moi, on reste sur le trottoir à jaser. Alcool aidant (sans doute), on a
parlé de trucs vraiment personnels. Et ce qui m’a rentré dedans, c’est quand il
m’a dit que je devais faire un peu plus attention à moi, au lieu de toujours
penser aux autres… Peut-être. C’est vrai que j’ai du mal à recevoir (même si j’ai
fait beaucoup d’efforts depuis l’embolie pulmonaire, il y a 11 ans). Mais c’est
dans mon ADN de penser d’abord aux autres avant de penser à moi. J’ai toujours
été comme ça. Et je me suis fait (gentiment) chicaner par Thierry. Avec tous
les câlins qui s’imposaient. Merci, Thierry, de faire (encore une fois) de moi
un meilleur être humain. Je ne suis pas toujours d’accord avec toi, avec la
perception que tu as de moi, mais réfléchir me permet de grandir.
Épuisée.
J’ai finalement quitté la Place du Marché des Chartrons vers
2h30. Et parce que point de tramway ni de taxi il y a à cette heure, j’ai
marché les 5 km entre le resto et l’appartement de Thierry. Comme il m’avait
donné matière à réfléchir, j’ai beaucoup réfléchi… en ayant souvent les yeux
dans l’eau. Je suis arrivée à l’appartement vers 4h… et là, à 4h15, je m’en
vais me coucher!
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