Un peu de bénévolat n’a jamais tué personne. Au contraire. J’ai
toujours pensé qu’il était important de donner… surtout quand ça fait plaisir!
Vous me connaissez, moi qui donne sans réellement compter…
C’est ce qui est arrivé en ce samedi. J’avais dit à Manon et
Marie-Laurence que je serais au Château de La Rivière pour diner, en ce samedi
des portes ouvertes des Châteaux du Fronsac.
Je suis là à midi, Marie-Laurence
arrive un peu plus tard, on prend le temps de diner ensemble alors que le
soleil sort des nuages et du brouillard. Le temps passe. Je fais des selfies
avec Manon, avec Xavier et avec Pierre.
Le milieu de l’après-midi arrive. Un petit rush à la table
des dégustations: Manon et Pierre font gouter le second vin du domaine, un
Sources de La Rivière 2016, un vin plus léger vieilli pendant un an en cuve.
Puis, le premier vin du domaine, un Château de La Rivière 2012, vin aussi composé
principalement de Merlot et vieilli en barriques de bois.
Alors, pendant qu’ils
s’échinent à verser du vin dans les verres, à répondre aux questions et à
présenter le vin, j’observe. Puis, vous me connaissez, je me suis incrustée
discrètement. J’ai commencé par porter des plateaux de verres sales. Puis j’en
ai rapporté remplis de verres propres. Et là, Manon qui me demande, avec son
sourire habituel qui témoigne de notre complicité: «Eh, ma chouette,
pourrais-tu ouvrir une bouteille de Sources et me l’apporter?» Je fais ni une ni deux: j’entre dans la
cuisine, je prends une bouteille, je l’ouvre, ça fait pop et je l’apporte à
Manon. Je regarde ce que Pierre a devant lui. Oh… la bouteille de Château
achève: «Pierre? Veux-tu que je t’apporte un Château?» «Oui, Julie, tu serais
ben fine…» Et ça y est: je suis incrustée.
J’ai passé la deuxième moitié de l’après-midi à aller et
venir dans la cuisine, à regarder la quantité de vin restante dans les
bouteilles devant Manon et Pierre, à rentrer des plateaux de verres sales, à en
sortir des tout propres, à couper du pain quand je voyais qu’il commençait à en
manquer, à remplir les bouteilles d’eau quand elles étaient vides, à ouvrir des
bouteilles de Sources ou de Château quand Manon en manquait, à ouvrir des
bouteilles de Château ou de Sources quand Pierre en manquait, à retourner
couper du pain, à ramasser les verres sales sur la table de dégustation quand
les visiteurs les abandonnaient, à retourner ouvrir une ou deux bouteilles, à
sourire aux visiteurs en leur disant qu’ils devaient demander à Manon ou à
Pierre pour avoir les explications, à retourner remplir les bouteilles d’eau, à
dire à Xavier qu’il manquait des caisses de Sources… et Xavier qui me dit, en
riant: «C’est chouette que tu sois là. Mais il fallait négocier ton salaire
avant de commencer!» Salaire? Qui a parlé de salaire? Je suis juste une amie
qui trainait par là et qui a eu, tout à coup, envie d’aider ses amis qui
étaient dans le rush! C’est même Manon qui l’a dit: «Ça a été tellement
utile que Julie soit là pour ouvrir les bouteilles et nous fournir.» Ben quin.
C’est que j’ai un peu d’initiative, moi.
Cette journée du samedi –qui a fini par être magnifique en
après-midi– s’est terminée vers 18h45. Une des employées me fait la bise: «À
demain!» Je rigole un peu. Parce que ce n’était pas prévu que je revienne
demain… Mais là… J’ai dit à Manon, à Pierre et à Xavier que je serais de retour.
Parce que c’est mes amis. Parce que je suis choyée de pouvoir être là et de
pouvoir les aider. Parce que c’est moi, ça.
Quant aux Sources et au Château La Rivière, courez. Y’en a à
la SAQ!
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