Il était une fois un Caribou qui avait fait un long voyage en avion, entre son Québec folklorique et la France. Enfoui dans les bagages de Julie, il a traversé incognito l’Atlantique parce qu’aucun douanier n’a posé de questions quant à son débarquement en terre française.
C’est en ce jeudi qu’il a décidé de sortir de sa cachette.
Vers 10h, il est arrivé au Château de La Rivière.
Installé sur le gazon, il a
assisté à l’interview que Manon a donnée à Julie pour son film. Il n’a rien dit
quand Manon et Julie ont craché l’horrible Malbec argentin dans les vignes pour
ne pas avoir à l’avaler. Elles avaient l’air de dire que c’était un truc
infect.
Il était plutôt ému de voir que Manon, avec toute la
connaissance d’une directrice technique de vignoble, avait regardé son
étiquette pour connaitre sa composition… d’autant plus qu’elle l’a apporté dans
son bureau, le temps que Pierre donne une autre interview à Julie pour son film.
Aurait-il supporté de se retrouver dans le noir des 25 kilomètres de cave du
Château de La Rivière?
Heureusement pour lui, son ouverture était prévue pour un
peu plus tard. Manon, Pierre, Thierry et Julie se sont retrouvés au Saillans
pour diner et, après le repas, le Haut-Carles et le café, Pierre a empoigné le
Caribou pour faire sauter le bouchon. C'est là que le Caribou folklorique
québécois a trouvé son chemin dans le gorgoton des Français et de la Québécoise
qui l'avait trainé jusque dans le Fronsac. La première impression de Thierry
fut de dire que ça sentait la sangria. Étrange comparaison quand on sait que la
boisson espagnole se boit l'été par de grandes chaleurs et que le Caribou sert
à réchauffer les carnavaleux-de-Québec par -20... C'est qu'il fait 22,9%
d'alcool, le Caribou!
Peut-être est-ce la faute du Caribou, mais les compères installés au Saillans étaient déchaînés quand ils ont décidé d'appeler Stéphanie par Messenger vidéo, en fin de repas. Le son n'était pas bon, mais ils se voyaient, de part et d'autre de l'Atlantique. On aurait juré que les Français –et la Québécoise– étaient sérieusement intoxiqués par le Caribou tellement ils riaient pour rien et enchainaient les conneries les unes après les autres... La Stéphanie avait l'air ben découragée et sans doute encore plus découragée de savoir que Julie avait apporté une bouteille de Caribou en France. Mais c'est qu'il ne faut pas la mettre au défi, la Julie. Mais ça, ni Manon ni Pierre ne le savaient.
Peut-être est-ce la faute du Caribou, mais les compères installés au Saillans étaient déchaînés quand ils ont décidé d'appeler Stéphanie par Messenger vidéo, en fin de repas. Le son n'était pas bon, mais ils se voyaient, de part et d'autre de l'Atlantique. On aurait juré que les Français –et la Québécoise– étaient sérieusement intoxiqués par le Caribou tellement ils riaient pour rien et enchainaient les conneries les unes après les autres... La Stéphanie avait l'air ben découragée et sans doute encore plus découragée de savoir que Julie avait apporté une bouteille de Caribou en France. Mais c'est qu'il ne faut pas la mettre au défi, la Julie. Mais ça, ni Manon ni Pierre ne le savaient.
Avant que les effets du Caribou soient trop évidents, les
compères sont repartis: Thierry, tout seul, vers le Château de Carles et les
trois autres vers le Château de La Rivière.
Le restant de Caribou, ramené du resto, a trôné sur une
petite table de la cour, pendant que Pierre et Julie ont passé tout le reste de
l’après-midi debout à l’ombre, à tenter de refaire le monde. Pourquoi aller
travailler quand on peut partager tout le bonheur du monde, entre les effluves
de Caribou et la beauté de La Rivière?
Puisqu’il restait une séquence vidéo à tourner avec l’horrible
vin argentin, Pierre a plutôt proposé à Julie de prendre… un autre verre de
Caribou. Qui saura dire, en regardant la vidéo, que ce n’est pas du vin rouge
qui est dans les verres? Pfff. Bien malin celui qui saura.
Alors que le temps passe, Manon revient pour jaser un peu,
étonnée de voir Pierre et Julie qui sont encore dans la cour alors que l’après-midi
tire à sa fin. Même Xavier qui est passé par là a osé gouter à ce Caribou venu
de loin. Mais comme la bouteille avait été laissée au soleil, les 23 degrés d’alcool
s’étaient sans doute métamorphosés en 46… Même Thierry a quitté son Château de
Carles pour venir à La Rivière pour… Non. Ce n’était pas pour reprendre du
Caribou. C’était pour laisser une bouteille de Riesling à Pierre. Pierre qui a
préféré repartir à la maison avec le fond de Caribou plutôt que le magnum de
Riesling, abandonné sur son bureau.
Manon est partie se coucher, Pierre est parti faire des
boites pour le déménagement et Julie est partie en ville pour aller souper.
Morale de l’histoire? Constater qu’un Caribou québécois et
une Rivière fronsadaise peuvent faire bon ménage.

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