Rapport qu’il y a l’air climatisé dans ma mini Fiat 500. Et
aujourd’hui, c’était crissement nécessaire. Choc thermique. Mais ça tombait
bien: j’avais de l’arpentage de province… oups, de départements à faire.
Ce matin, 250 km avalés entre Auch (dans le Gers),
Mont-de-Marsan (dans les Landes) et Bordeaux (dans la Gironde). J’avais rendez-vous
à midi avec Florie, l’ingénieure pédagogique qui m’avait invitée à faire une
formation sur la correction à Sciences Po, à l’automne. Chouette diner où on a
parlé de voyages et de pédagogie. Ça va tellement bien ensemble, je trouve. On
était installées sur la terrasse, évidemment pas climatisée mais mouillée de
petits jets humides de pluie. Ça aidait à rendre la chaleur supportable. Mais
ce qui m’a achevée, ça a été le vin – rouge! – et le café. Combattre le chaud
par le chaud? La plus grande gnaiserie de l’univers.
J’ai continué à arpenter la Gironde dans l’après-midi, pour
profiter de la climatisation dans le char. J’ai roulé sur les routes de l’appellation
Graves et Sauternes, au sud de Bordeaux, le long de la Garonne. J’en avais déjà
vu une partie, à la fois l’été dernier (avec Stéphanie) et à l’automne (avec
Marie-Laurence, une œnologue consultante). Je me suis arrêtée pour déguster
deux vins, à la maison des vins de Graves. Dans les Graves blancs, il y a du sauvignon
et du sémillon (et peut-être de la muscadelle). C’est peut-être le sémillon ou
la muscadelle qui fait que j’aime le blanc des Graves (j’ai souvent dit que le
vin blanc, ce n’était pas du vrai vin et que ça pouvait finir dans les égouts…).
Il peut aussi y avoir de la muscadelle dans les Graves blancs, mais pas dans ce
que j’ai gouté cet après-midi, dans le fond de la cave, au frais. On en a
quelques-uns à la SAQ, notamment le Villa Bel-Air, le Château de Chantegrive,
le Château de Rochemorin… et surement quelques autres, à des prix frôlant l’indécence.
| Raisins en devenir |
| La cave - fraiche - de la maison des vins de Graves |
| J'adore les platanes qui bordent la route. Ça fait tellement sud de la France! |
Je voulais retourner voir le village médiéval de Saint-Macaire,
que Stéphanie et moi avions vu en courant en aout, en autant que courir était
possible avec 35 degrés. Ben, rebelotte en ce 20 juin: j’ai à peine eu une
petite demi-heure pour en faire le tour avec encore les 35 degrés qui me
tombaient dessus. Peut-être que c’est assez, remarquez. Tout ce que je sais, c’est
qu’après 30 minutes, j’avais hâte de retrouver mon char, heureusement stationné
à l’ombre, et de partir le moteur!
Je suis rentrée à Bordeaux où, avec les grands de Thierry,
on est allés souper dans un petit resto portugais pas très loin de l’appartement.
Avec la victoire de son pays à la coupe du monde de football, cet après-midi,
la serveuse aurait pu faire un effort pour sourire. Je pense qu’on la
dérangeait. Resto qui ne payait pas de mine, mais la bouffe était bonne… et on
était drette en face de la bouche du climatiseur!
Je sue ma vie. On a eu une splendide journée remplie de soleil…
et de chaleur. Trente-deux degrés bien sonnés au thermomètre… et 36 degrés bien
ressentis sur le corps. Je suis épuisée… Je ne sais pas comment je vais arriver
à dormir. On annonce 22 pour la nuit. C’est une température de jour, ça!
Tu racontes si bien que j'ai envie de prendre la route tout de suite!
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