Grand évènement: ce matin, j’ai été (enfin) payée pour la
formation que j’ai donnée à Sciences Po, en octobre passé. Des fois, je trouve
qu’au Québec, on s’enfarge un peu dans les fleurs du tapis (Pierre? C’est une
autre expression à retenir…), mais la France, des fois, ça dépasse l’entendement.
J’ai eu un chèque fait à la main, devant moi. Puis, quand j’ai demandé au type
s’il savait comment je pouvais faire pour l’encaisser, il me dit: «Mais il faut
aller à votre banque française…» Mais je n’en ai pas (je n’en ai plus…) de
compte, dans une banque française, Toi, Chose. Parce que si j’en avais un eu,
vous m’auriez versé mon dû depuis novembre! On jase un peu, je vois son hamster
courir dans sa tête (Pierre?) et il finit par me dire: «Je pourrais vous le
donner en espèces, si vous le souhaitez…»
BINGO!!! C’est ça que je veux
depuis le début. Il sort sa petite caisse, me calcule 114,95 euros et me les
donne. En change de ma signature sur trois feuilles. Huit mois pour avoir 114
euros.
Évènement cocasse: j’étais attablée devant un café, 13h30.
Tout à coup… « Ah ben, gârdon’ quissé qui prend un café à Bordeaux? »
C’était Claude, le mari de ma cousine Monique. Et à côté de Claude, ben oui, Monique.
Le hasard qui nous a fait nous rencontrer là, là, à côté du bureau de tourisme.
Je n’étais pas vraiment supposée être là, ils n’avaient pas à passer par là (c’est
Claude qui a proposé de faire un détour…). Faque on a diné ensemble. Non sans
envoyer un selfie à Daniel, notre cousin, resté à Montréal… (avec un petit rire
sadique inséré dans la photo!)
Je fais partie de l’évènement: je suis au kiosque de l’école
des vins de Bordeaux. Je viens de faire un joli câlin à mon ami Benoit. Une
fille m’approche. «Madame? Nous faisons un reportage sur les vins de Bordeaux
et le développement durable, est-ce que vous voudriez répondre à nos questions?»
Euh… C’est que je ne suis pas de la place, moi. Pas grave, semble-t-il. Et me v’là
partie à répondre à ses questions à la caméra, comme une grande. En disant des
trucs peut-être pas si cons. Effusion de mercis. «Vous savez, même si vous n’êtes
pas d’ici, vous en savez déjà beaucoup plus que bien des Bordelais sur le vin,
les changements climatiques et la biodiversité…» Ouais, je suis définitivement
quelqu’un.
Suite d’évènement: j’erre sur les lieux, après mon passage
devant la caméra. Et là, arrivent Yves et Francine, vus hier. On est allé
prendre un verre au bar à vins. Mine de rien, c’est la troisième fois que je me
retrouve là. Et c’est toujours aussi agréable.
Évènement pour vrai monde: j’ai été invitée par Thierry à une
dégustation des vins de Fronsac, à l’hôtel Intercontinental. Je vous l’ai dit:
je suis définitivement quelqu’un. J’ai pris des photos, j’ai filmé. J’ai
longuement discuté avec Brigitte et Aline (du Château Dalem – là où officie mon
ami Sacha), écouté Damien parler de sa vision de la biodynamie, jasé avec
Xavier des différentes tâches dans un vignoble… et bu passablement de vin du
Fronsac. C’était une dégustation, fallait recracher. QUOI??? Recracher du
vin??? Que nenni.
Agréable évènement: à 21h, en sortant de l’hôtel, on est
allés souper, Thierry, Hannah, Manon, Pierre et moi. De l’italien. Avec un vin
italien. La petite serveuse a rapidement compris à quelle bande de joyeux
lurons elle avait affaire, alors elle a déconné, elle aussi. On n’est pas rentrés
tard… surtout que, pour cause de feux d’artifices, il a fallu en faire un bon
bout à pied.
Joli évènement: feux d’artifices pour la fête du vin vu de
la terrasse, chez Thierry. Ça devait être beau, aussi, le long des quais. Je
trouve ça beau, un feu d’artifices.
Moi aussi j'adore les feux d'artifice, avec tous les OOOH et AAAH!
RépondreSupprimerC'est un peu con, quand on y pense: un paquet de lumières dans le ciel. Mais ça fait sortir mon cœur d'enfant!
SupprimerTout juste!
RépondreSupprimer