mardi 19 juin 2018

Visite à Auch


Évidemment, à 4h du matin, il était hors de question que je rentre sur Bordeaux (sur Bordeaux, j’insiste). Alors, sur les conseils de Xavier, je suis allée déambuler dans Auch. Au départ, ça ne figurait pas pantoute sur ma liste de lieux à voir avant de mourir. Je ne tiens pas à mourir tout de suite, mais je suis contente d’avoir fait la découverte de cette petite ville, à partir de la vieille cathédrale, construite dès 1489. Bazwell, on n’était même pas pensés, nouzautres, de l’autre bord, que les premières pierres de la cathédrale existaient déjà. Ça relativise deutwaz’affaires, mettons. Et, de toute évidence, des travaux de refurbichement devant la cathédrale. À l’intérieur, un splendide chœur et un non moins splendide orgue.



La ville (comme la région) est très vallonneuse, ce qui exerce le mollet. Mais ça donne une vue franchement très belle. Par (très) beau temps, on peut voir les hauts pics des Pyrénées. Mais pas aujourd’hui: il y a un petit brouillard de chaleur… Une toute petite rivière, le Gers, coule en bas. Et, pour se rendre en haut de la colline, les Auchois? Auchiens? Auchans? Auchiers? Auchets? (ben non, toi: des Auscitains!!!)  ont construit des escaliers qui vont du bas de la ville jusqu’en haut. Ils appellent ça des pousterles (semble-t-il que ça serait dérivé du nom «poterne» qui veut dire «petite porte dérobée»). Tout plein de marches bordées par des murs. C’est vraiment chouette pour moi qui aime prendre des photos d’escaliers et de corridors.





C’est toujours le fonne d’errer, comme ça, dans une ville pas trop grande. Je veux dire que ce qui se visite et qui fait son charme est assez ramassé. Parce que le reste des 22 000 habitants sont quand même un peu éparpillés. Une chance que c’est ramassé parce que j’ai à peu près sué ma vie pendant cette découverte. Tout à coup, on ne sait pas trop pourquoi, 30 degrés et soleil aujourd’hui, alors qu’il fait moche depuis mon arrivée. Y’était temps.

Je vous l’ai dit hier: je ne devais pas coucher deux soirs à Auch. Mais quand je suis arrivée au IBIS, j’ai dit à la dame à l’accueil que je venais dans la région pour voir passer le convoi d’Airbus. C’est là qu’elle m’a dit que ce soir, le convoi passerait sous les fenêtres de l’hôtel, sur la rocade… Il n’en fallait pas plus pour que je décide de rester un dodo de plus dans le Gers! Et que j’accepte de changer de chambre pour avoir une vue sur… l’autoroute. Le type, ce matin, avait été un peu étonné que j’aie demandé expressément d’être de ce côté – le plus bruyant – de l’hôtel. Mais il a compris pourquoi à voir ma face d’orgasme en parlant de l’Airbus. J’ai eu une meilleure vue d’ensemble… mais les pièces étaient plus imposantes hier, parce que beaucoup plus près. Mais c’est beau pareil…


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire