10h. J’ose me lever. J’ai pris l’horaire de vie des grands
enfants de Thierry, de toute évidence… Me couche tard, me lève tard. Mais ça
sied bien à mon rythme biologique.
11h. Je pars de l’appartement. J’arrête au Proxi sur l’avenue
Thiers: je dois acheter une mini bouteille de vin dévissable (au mieux) ou du
jus de raisin (au pire). C’est le mieux que je trouve. Même les dépanneurs sont
très bien équipés en vins… On est à Bordeaux, après tout.
12h. J’arrive en bas de la grande roue, grande roue
installée pour les fêtes du vin de Bordeaux… Je m’apprête à combattre mon
vertige. Parce qu’une grande roue, on dira ce qu’on voudra, ça donne une vue
imprenable sur une ville. Faque je paye les 7 euros demandés pis je m’installe.
Évidemment, j’ai tenu le poteau du petit baquet dans lequel j’étais installée
tout le long des 4 tours, mais j’ai réussi à prendre quelques photos. Qu’est-ce
que c’était beau!
13h. Je m’installe pour diner tout juste à côté de la place des
Quinconces. Une pizza tout à fait respectable. J’aurai soif tout l’après-midi,
mais je n’aurai plus faim!
14h30. Malgré la chaleur ambiante, je vais me promener au
jardin public. J’aime ça, ce genre de parc où les familles vont s’effouairer
avec un piquenique, pis les vieux s’assoient sur un banc pour jaser. J’y ai vu
des canards (et autres volatiles) bordelais.
En sortant du jardin public, j’ai marché sur la rue
Fondaudège, laquelle est littéralement éventrée pour construire la ligne D du
tramway. Doivent pas triper, les habitants de la rue Fondaudège…
J’erre un peu un hasard, en retrouvant tout plein de places
déjà connues ou déjà un peu fréquentées. Je décide de faire un bébé tour de tramway:
la ligne C jusqu’aux Berges de la Garonne.
16h15. Je reviens en ville juste à temps pour faire le tour guidé
que j’avais réservé un peu plus tôt. Je suis comme ça, moi: j’aime faire une
visite guidée de la ville, rapidement en arrivant. Vous allez me dire que je ne
suis plus une touriste ordinaire à Bordeaux, et vous aurez raison. Mais, des
fois, en se faisant (re)dire des affaires, quand on connait la ville, on comprend
un peu plus ce qu’un guide avait voulu nous expliquer avant… J’ai pas appris grand-chose,
mais ça a confirmé des affaires… L’été
dernier, Stéphanie et moi, on avait fait un tour de gros autobus à deux étages.
Là, c’était un petit train touristique, tout ce qu’il y a de plus quétaine.
Mais je m’assume.
17h10. Retour du petit tour. Même si j’ai faim, je sais très
bien que rien n’est possible avant 19h30, et encore. Je décide de me taper une
autre ride de tramway, une plus longue celle-là: la ligne A jusqu’à Pin Galant,
le bout de «ma» ligne de tram. Je vous l’ai dit: j’aime ça…
19h. Bon. Là, au moins, je sais que je peux prendre l’apéro.
J’opte pour les Trois Pinardiers, le bar à vin (et à autres bouéssons) de mon
ami Benoit. C’est tout nouveau, ça a été ouvert dans les derniers mois.
Chouette endroit. Mais à 19h, j’étais tuseule. J’ai bu pareil. Pour le 13e
jour consécutif.
19h30. J’ai marché un peu, de la place Gambetta au cours du
Chapeau Rouge. Je me suis trouvé un nitalien pour souper. Je me suis tout à
coup trouvée drôle: c’est que j’ai mangé de la pizza ce midi. Ben coudon: ce
sera ma journée italienne.
22h30. Je quitte le resto, pleine comme un boudin. Entrée de
mozze bien fraiche, pâtes (prononcez bien pâââte, pas patttte, comme ils disent
ici – y’a un accent circonflexe sur le A) à la crème et tiramisu pour dessert.
N’en jetez plus, la cour est pleine.
23h15. J’arrive à l’appartement. Je vois de la lumière sur
la terrasse et ça sent la viande sur le BBQ. Esteban est là, avec quelques amis,
et ils s’apprêtent à souper. Z’avez vu l’heure??? Je sais pas comment ils font.
Esteban fait très bien à manger (il est diplômé de quelque chose là-dedans). Il
a fait cuire des courgettes, des champignons, des ognons, des saucisses et 5 kg
de poulet. Une orgie, quoi. Et pour accompagner le tout… quelques 1,5 L de Coke
trainent sur la table. C’est qu’ils ne boivent pas de vin, les Grands. Diantre. Je jase un peu avec les amis et je me
retire dans mes quartiers.
0h15. J’ai fini de transférer mes photos, j’ai écrit ce billet,
je l’ai mis sur le blogue… et je me couche. Demain, dernière journée. Et
valises demain soir pour cause de lever à l’heure des poules mardi matin.
tu rentres déjà à Montréal? Tu vas partir faire un tour avec Azarius?
RépondreSupprimerOn peut dire que ce fut une journée bien remplie. Un tour de grande roue, une visite guidée, ce sont d'excellentes idées pour voir et en apprendre sur une ville. Je garde l'idée.
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