samedi 21 juin 2014

Deux incontournables



Premier incontournable
Parce qu’on est au Kentucky, faisons comme au Kentucky.  Premier arrêt, quasi obligatoire: le Kentucky Horse Park, à Lexington. C’est parce que le Kentucky fait l’élevage de l’animal pour en faire une bête course et de promenade. C’est pas pour rien que se tient annuellement, tout près de Louisville (à une centaine de kilomètres de Lexington), l’incontournable Derby du Kentucky, le premier dimanche de mai.  Il s’agit là d’une des trois courses les plus prestigieuses du monde équestre, un peu comme les quatre tournois du Grand Chelem, au tennis. Ça doit être pour ça que c’est une question de Quelques arpents de pièges. Si vous ne savez pas quoi répondre à une question de «sport», répondez «le Derby du Kentucky», vous avez une chance d’avoir la bonne réponse. 


Ce parc est immense et il y a plein d’affaires à visiter, à commencer par les stalles, le parc où on a eu droit à un «spectacle» de dressage, un autre petit terrain où on nous a montré des chevaux nains, d'autres stalles où sont des chevaux d'ailleurs dans le monde (je veux dire, des autres races), un musée où on retrace l’évolution du cheval à travers les millénaires (parce que ce n’est pas une question de siècles ici) et le rapport de l’humain et du cheval, à travers les différentes sociétés. Si le cheval est une bête noble dans les pays arabes, il a servi à la guerre civile américaine et à la Première Guerre mondiale où des milliers de bêtes innocentes ont été tuées.
Je ne suis pas particulièrement «cheval», même si je trouve la bête très belle et que j’ai tripé comme une malade à voir Cavalia. J’ai monté une seule fois à cheval, à 10 ou 11 ans, au ranch Massawippi, avec mon amie Hélène (une bonne cavalière, elle).  Je me souviens du nom de cheval: il s’appelait Bouffon.

Deuxième incontournable
Visite du birthplace du Colonel Sanders, à Corbin, dans le sud du Kentucky.  C’est aussi là que le type a installé son premier restaurant qui est devenu… un restaurant et un petit musée, en son honneur.
Il y a, sur place, toutes sortes de cossins issus du passage des années sur les restos Kentucky Fried Chicken, plus ou moins liés au resto lui-même : un masque d’Halloween à l’effigie du Colonel Sanders, un cahier à colorier (avec des poulets?) et une statue assise du Colonel, à côté de qui on peut se faire prendre en photo!

À l’origine, il y avait même un hôtel à côté du restaurant, comme quoi le Colonel savait se diversifier. Aujourd’hui, évidemment, l’hôtel n’est plus là. Mais le resto ne désemplit pas: parce que c’est le tout premier, il y a plein de touristes qui viennent y manger. Cet après-midi, je pense que c’était la Chine au complet qui avait élu domicile dans la salle à manger. Et une famille de Mormons: un jeune couple (je dirais la mi-trentaine) avec leurs 8 enfants (dont la plus vieille devait avoir 12 ou 13 ans, à en juger par ses formes naissantes) et un 9e de toute évidence en préparation.
Mais ne craignez rien: nous avons juré de garder le silence… même si Azarius s’est aussi laissé tenté par le seau de cuisses trempées dans la recette secrète!

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