Premier incontournable
Parce qu’on est au Kentucky, faisons comme au Kentucky. Premier arrêt, quasi obligatoire: le Kentucky Horse Park, à Lexington. C’est
parce que le Kentucky fait l’élevage de l’animal pour en faire une bête course
et de promenade. C’est pas pour rien que se tient annuellement, tout près de
Louisville (à une centaine de kilomètres de Lexington), l’incontournable Derby du
Kentucky, le premier dimanche de mai. Il
s’agit là d’une des trois courses les plus prestigieuses du monde équestre, un
peu comme les quatre tournois du Grand Chelem, au tennis. Ça doit être pour ça
que c’est une question de Quelques
arpents de pièges. Si vous ne savez pas quoi répondre à une question de
«sport», répondez «le Derby du Kentucky», vous avez une chance d’avoir la bonne
réponse.
Ce parc est immense et il y a plein d’affaires à visiter, à
commencer par les stalles, le parc où on a eu droit à un «spectacle» de
dressage, un autre petit terrain où on nous a montré des chevaux nains, d'autres stalles où sont des chevaux d'ailleurs dans le monde (je veux dire, des autres races), un
musée où on retrace l’évolution du cheval à travers les millénaires (parce que
ce n’est pas une question de siècles ici) et le rapport de l’humain et du
cheval, à travers les différentes sociétés. Si le cheval est une bête noble
dans les pays arabes, il a servi à la guerre civile américaine et à la Première
Guerre mondiale où des milliers de bêtes innocentes ont été tuées.
Je ne suis pas particulièrement «cheval», même si je trouve
la bête très belle et que j’ai tripé comme une malade à voir Cavalia. J’ai monté une seule fois à
cheval, à 10 ou 11 ans, au ranch Massawippi, avec mon amie Hélène (une bonne
cavalière, elle). Je me souviens du nom
de cheval: il s’appelait Bouffon.
Deuxième incontournable
Visite du birthplace
du Colonel Sanders, à Corbin, dans le sud du Kentucky. C’est aussi là que le type a installé son
premier restaurant qui est devenu… un restaurant et un petit musée, en son
honneur.
Il y a, sur place, toutes sortes de cossins issus du passage
des années sur les restos Kentucky Fried
Chicken, plus ou moins liés au resto lui-même : un masque d’Halloween
à l’effigie du Colonel Sanders, un cahier à colorier (avec des poulets?) et une
statue assise du Colonel, à côté de qui on peut se faire prendre en photo!
À l’origine, il y avait même un hôtel à côté du restaurant,
comme quoi le Colonel savait se diversifier. Aujourd’hui, évidemment, l’hôtel
n’est plus là. Mais le resto ne désemplit pas: parce que c’est le tout premier,
il y a plein de touristes qui viennent y manger. Cet après-midi, je pense que
c’était la Chine au complet qui avait élu domicile dans la salle à manger. Et
une famille de Mormons: un jeune couple (je dirais la mi-trentaine) avec leurs
8 enfants (dont la plus vieille devait avoir 12 ou 13 ans, à en juger par ses
formes naissantes) et un 9e de toute évidence en préparation.
Mais ne craignez rien: nous avons juré de garder le silence…
même si Azarius s’est aussi laissé tenté par le seau de cuisses trempées dans
la recette secrète!
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